Baphûon (Angkor) tel qu’avant sa restauration

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Baphuon_Angkor_Thom_16-08-2013Baphûon subit différents éboulements en 1945. En 1961 les travaux de restauration furent entrepris par B.Ph. Groslier non encore achevés en 1970 qui finalement pris un énorme retard du fait de la guerre que subit le Cambodge jusqu’en 1985.

Il est construit en 1060, par Udayàdityavarman, de rite brahmanique (Civa).

Le Baphûon, directement accolé à l’enceinte méridionale du Palais-Royal (1), a son gopura (2) extérieur. Il est sur le même axe que la Terrasse des Éléphants, qui est aussi celui de la tour centrale du Bayon.

Dans une enceinte de 425 m sur 125, le temple de 120 m sur 100. Sa masse, une des plus considérable, en eut fait le plus imposant s’il n’était inséré dans un espace si étroit.

Il a tant souffert de l’action de la nature et des destructions humaines qu’il n’était qu’une simple colline couverte de végétation.

C’est la première réalisation d’Angkor du type d’édifice à galeries de pierre concentriques avec tour centrale. Le temple lui-même est constitué par une haute pyramide à cinq gradins de grès qui, en plan, forme un rectangle et superpose des étages de hauteur non décroissante mais à peu près constante. La plateforme supérieure domine le sol de 24 mètres.

On distingue dans les bas-reliefs l’histoire de Ramayana avec des épisodes du Mahabharata.

Baphûon en 1961

baphuon-en 1961
baphuon-tour centrale
baphuon-vue aerienne-1961
Angkor-Glaize - livre

Baphûon rénové en 2012 et 2013

Baphuon en 2012

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(1) habituellement nommé Angkor Vat

(2) enceinte en forme de galerie couverte

Angkor Thom : Le Bayon 50 tours à 4 visages

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Angkor Thom : Le Bayon 50 tours à 4 visages

11 photos – À moins d’un siècle de distance, le Bayon est l’antipode d’Angkor Vat : sa masse centrale est ramassée, dans une inextricable confusion de blocs amoncelés. De partout on peut voir ses cinquante tours à quatre visages.

Le Bayon est la traduction dans le monde des formes des spéculations d’âme d’un grand mystique, le roi bouddhiste Jayavarman VII. Les quatre visages de chaque tour regardant aux points cardinaux sont, tant qu’images du bodhisattva Lokeçvara, le signe de l’omniprésence. Leur multiplication devient la marque de la puissance du dieu roi s’étendant à l’ensemble du pays.

Par ailleurs, les tours à visages étaient des sanctuaires : de courtes description gravées sur les piédroits le prouvent, mentionnant un nombre imposant de divinités, tant brahamaniques que bouddhiques.

Deux galeries

Il est le seul temple qui possède deux galeries concentriques sculptées de bas-reliefs. Leur facture est assez frustre et souvent naïve, les bas-reliefs de ce temple, moins stylisées que ceux d’Angkor Vat, sont une source de documentation remarquable par le soin apporté à la représentation des moindres détails et les qualités d’observation dont ils témoignent : c’est à peu près la seule dont nous disposions pour nous faire une idée des mœurs et des conditions de vie de l’ancien Cambodge. Ils sont de type à registre superposés, le registre inférieur représentant pour le Khmers ignorants de lois de la perspective le premier plan, et le registre supérieur l’horizon.

Gopura

Quatre gopuras. Un gopura est une entrée dans les galeries successives. Celui par lequel on arrive par la terrasse orientale, est cruciforme, il fait partie de la troisième enceinte au milieu des piliers du gopura de troisième enceinte.

 

Départ et séjour pour achats en Thaïlande

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Après maintes hésitations en tout genres et tergiversations diverses j’ai finalement pris un billet d’avion pour la Thaïlande. Cette envie me trottait dans la tête déjà depuis plusieurs mois.(1)

Donc la dernière nuit d’insomnie (elles sont trop courantes à mon goût) vers 4 ou 5 heures du matin je me suis décidée. J’avais le mail hebdomadaire de Liligo depuis plusieurs mois pour surveiller les prix des billets d’avion ils oscillaient peu : entre 400 et 450 euros. En fait le mois d’octobre est idéal : les prix d’avion sont bas pour la Thaïlande et il y n’a que peu de touristes. La raison est que les touristes ont peur de la saison des pluies alors qu’en Thaïlande il ne s’agit que de 2 à 3heures par jour, et encore pas tous les jours, de grosses pluies… qui en fait font du bien. Suffit de ne pas oublier son parapluie, sinon ils en ont tout un tas à tous les prix et toutes les formes. L’avantage est que les températures ne s’envolent pas au-dessus de 30° ou si peu.

Habitant la province il faut que je fasse des acrobaties pour accorder au mieux les horaires des trains et des avions pour ne pas passer de nuit à Paris. Je l’ai fait mais je n’y vois aucun avantage sinon une fatigue supplémentaire sans compter les frais de nourriture et d’hôtel.

Mon autre exigence était sur la compagnie aérienne. Je ne voulais plus passer par la péninsule arabique car me fatigue les regards de hommes sur moi comme si j’étais une putain et les femmes emmitouflées de tissus noirs.

Et donc j’ai trouvé un avion chinois qui fait escale à Canton, Guangzhou, d’un max de 2 heures. Ça aussi c’est important.

J’ai réservé ma chambre d’hôtel à Bangkok. Je vais toujours à la même guest house et ceci depuis octobre 2007.

J’ai commencé à préparer mes listes d’achats. Il faut un support facile à manipuler au moment des choix pour vérifier si ce qu’on voit là et qui plait est vraiment nécessaire, si les prix d’achat rentrent dans le budget et surtout s’ils peuvent “ressortir” à un prix de vente attractif pour le client.

Il ne faut pas oublier que sur les prix d’achat viennent s’ajouter non seulement mon séjour, mais aussi les transports par Poste ou transporteur. Mes expériences de transporteurs sont mauvaises car d’un prix excessif. Par contre par poste je n’ai pas de soucis : rapide et en parfait état (pas comme depuis la Tunisie (1)).

J’ai le plan du grand marché où je vais aller le week-end : le choix est presque trop important. Mais surtout il faut faire plusieurs kilomètres à pied pour en parcourir les nombreux stands qui sont d’une immense diversité. On trouve tout : du pire au meilleur, du plus cher à l’économique… et des tas d’idées nouvelles auxquelles je n’aurais pas pensé.

Je n’irai pas dans le quartier chinois : aucun artisanat ne s’y trouve.

Par contre dans certains quartiers des petits marchés proposent de l’artisanat local…

à suivre…

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(1) À la place j’ai été en Tunisie. Mal m’en a pris : les 2 tiers de la marchandise sont arrivés cassés, ou volés. J’ai téléphoné maintenant fois aux fournisseurs Tunisiens ils m’ont insultés… j’ai reçu des mails catastrophiques pour le moral. Ils ont choisi de faire un bénéfice 1 fois et de s’en foutre de la fidélité d’un client. Alors qu’ils se plaignent de manquer de clients ce qui était ma raison première d’avoir été chez eux. J’ai fait des réclamation à Colissimo ils envoient des imprimés absolument incompréhensifs et aucun numéro de téléphone pour des questions en direct. De plus il n’est pas prévu que l’on puisse s’envoyer des colis à soi-même depuis un pays étranger, le remboursement n’est prévu que pour l’envoyeur qui est moi mais alors ça ne compte pas. J’ai fini par laisser tomber.

Chiang Mai, fête des fleurs et chars de fleurs et graines

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Chiang Mai, fête des fleurs et chars de fleurs et graines

24 photos – Le jour de la fête des fleurs des chars défilent dans les rues de Chiang Mai. Ils sont faits de fleurs, de graines, les structures sont en bambou. Ils sont préparés de longue date, qu’on voit ici. Ce qui est appelé sous le terme générique de fleurs sont souvent des graines dites exotiques, des branchages, des feuilles exotiques donc grandes. Comme tous les chars de fleurs du monde ils représentent des scènes de la vie ou de la politique. Les couleurs sont très variées, beaucoup de vert de toutes nuances. L’intérêt du bambou pour les structures est qu’il se travail facilement.

Une fois le défilé terminé les chars séjournent dans un grand parc et les Thaïlandais et touristes viennent là se promener pour les admirer.

Les artisans amateurs artistes fabricant les chars

Il se trouve que je fus dans une guest house où des “faiseurs de chars” logeaient, car ces créateurs viennent de toute la Thaïlande pour faire leur char. Leur projet était de faire une main et un éléphant. C’est la progression de cette invention que l’on voit ici en photos. La main est en carcasse de bambou. Malheureusement j’ai du louper son recouvrement de papier… par contre on le voit pour l’éléphant qui est de la même technique.

Thaïlande : la mauvaise réputation des touristes chinois

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Touristes Chinois en Thaïlande

Des temples de Louxor aux hôtels parisiens, les touristes chinois ont acquis, à tort ou à raison, une solide réputation de gens aux mauvaises manières. Mais c’est peut-être en Thaïlande qu’ils sont le plus décriés. Avec près de cinq millions de touristes, la Chine représente cependant la plus importante manne financière pour la Thaïlande.

L’an dernier, certains touristes chinois ont été liés à une longue série d’incidents, photographiés ou filmés, puis répercutés sur les réseaux sociaux. Il y a eu toute une controverse à propos de l’utilisation inappropriée des toilettes à l’intérieur d’un temple bouddhique du nord de la Thaïlande. Le gérant du temple a même été jusqu’à interdire pendant une courte durée l’entrée du temple aux Chinois. Parmi les autres incidents, un Chinois qui frappe du pied une cloche dans un temple bouddhique – ce qui représente une très grave offense pour les Thaïlandais – ou encore, des demoiselles chinoises faisant sécher leurs sous-vêtements sur les sièges de l’aéroport.

Il existe un contraste assez frappant entre d’une part l’attitude culturelle en Thaïlande, qui, généralement met en avant le respect et la discrétion et, d’autre part, la décontraction bruyante des Chinois. Cela concerne souvent des atteintes à des lieux religieux, auxquelles les Thaïlandais sont très sensibles. Cela semble montrer, en outre, à quel point le bouddhisme est tombée en désuétude en Chine.

Le tourisme maintient l’économie thaïlandaise

Mais la contribution financière des touristes chinois à l’économie thaïlandaise étant significative, certaines actions ont été entreprises pour améliorer la situation. Les Chinois représentent désormais 20% des touristes en Thaïlande. Or, le tourisme est l’une des rares activités économiques qui se maintient dans le royaume. La junte thaïlandaise veut donc maintenir et même augmenter le nombre de Chinois visitant le pays, mais en limitant l’impact négatif. Parmi les mesures prises, la publication en près de 100 000 exemplaires d’une brochure distribuée aux touristes chinois, laquelle dit par exemple qu’il ne faut pas crier dans un lieu public ou qu’il faut enlever ses chaussures à l’entrée des temples bouddhiques.

Le gouvernement chinois s’est emparé du problème

Les autorités chinoises, bien conscientes du problème, ont aussi lancé des campagnes de relations publiques pour éduquer leurs citoyens sur l’étiquette à respecter lorsque l’on voyage à l’étranger. Quant aux récidivistes, ils sont l’objet d’un contrôle spécifique par Pékin. Beaucoup d’internautes chinois déplorent aussi la conduite de leurs compatriotes malpolis, lesquels, disent-ils, ne représentent qu’une minorité.

Les pays occidentaux ayant plus ou moins boycotté la Thaïlande depuis le coup d’État de l’an dernier, celle-ci s’est fortement rapprochée de la Chine. Économiquement d’abord, la Chine va construire un train à grande vitesse à travers le pays, mais aussi politiquement et même militairement, la marine thaïlandaise étant sur le point d’acheter trois sous-marins de fabrication chinoise.

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150709-thailande-chine-chinois-tourisme-mauvais/ Avec leur correspondant à Bangkok,  Arnaud Dubus

Thaïlande: le chant protestataire Mo Lam face à la modernité et à la censure

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Mo Lam

chanteurs_de_mo_lamDans un sourire édenté de nonagénaire, Gaew entonne un chant Mo Lam: cette musique des campagnes de Thaïlande a su s’adapter à la modernité et se moquer des élites conservatrices de la capitale. Mais elle se retrouve face au défi de la censure militaire.
A l’origine, la musique Mo Lam avait été développée pour propager les croyances bouddhistes auprès des paysans analphabètes de cette région rurale pauvre de l’Isan, dans le nord-est de la Thaïlande.

Mais les paroles de ces chants traditionnels se sont au fil du temps chargées d’humour, se mettant à raconter histoires d’amours contrariées, difficultés de la vie à la campagne et remous politiques.

Aujourd’hui, une variante moderne de Mo Lam funk est populaire auprès des jeunes, au grand dam des puristes.

Mais les voix discordantes ont bien du mal à se faire entendre depuis un coup d’État militaire à Bangkok en 2014. En particulier dans le nord et le nord-est de la Thaïlande, cœur historique des partisans du gouvernement renversé de Yingluck Shinawatra.

«Le Mo Lam, c’est notre histoire, notre culture», ancrée dans le fait que jusqu’au siècle dernier l’Isan échappait au contrôle de la monarchie absolue thaïe, explique Gaew Sornthunthue, âgé de 96 ans.

«Quand j’étais jeune, j’ai appris la musique Mo Lam sous les arbres, dans les champs de riz, quand je surveillais buffles et vaches», ajoute-t-il dans le dialecte de l’Isan.

Pour les habitants de cette région qui émigrent par millions à Bangkok, en quête de travail, le Mo Lam incarne une identité régionale qui reste forte malgré une modernisation récente.

«Nous utilisons le Mo Lam pour parler, débattre, nous exprimer et réfléchir sur nos vies et nos traditions», explique Sarawoot Srihakot, professeur de musique du village de Gaew, voyant dans le chant Mo Lam l’ancêtre des télévisions partisanes actuelles.

Le village est situé dans la province de Khon Kaen, un bastion de la contestation contre une junte qui interdit les manifestations et a fait fermer la chaîne des Chemises rouges, puissant mouvement pro-Shinawatra.

Radios censurées

Ici aussi, les stations de radio des Chemises rouges ont été fermées, les dirigeants locaux contraints de se taire et les affiches de leur héros et mécène, le milliardaire et ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, déchirées.

Ce dernier a fait le choix de l’exil pour éviter de purger plusieurs années de prison pour corruption, après un coup d’Etat contre lui en 2006.

Depuis, le fossé culturel s’est élargi entre Bangkok et le nord-est du pays, qui représente un tiers de la population de la Thaïlande et reste largement acquis à Thaksin, qui a largement subventionné cette région pauvre et mis en place des politiques sociales populaires auprès des plus défavorisés.

Mais cette aspiration au changement lui vaut d’être haï par l’élite traditionnelle de Bangkok, dont l’armée, qui voit Thaksin Shinawatra et ses partisans comme une dangereuse menace pour la royauté.

Sa sœur Yingluck encourt dix ans de prison, le régime souhaitant briser durablement l’influence politique des Shinawatra.

Pour l’heure, les partisans des Shinawatra, y compris les compositeurs contemporains de Mo Lam, respectent la consigne de garder un profil bas.

Troubadours modernes

Jusqu’au coup d’Etat de 2014, les héritiers modernes de ces troubadours Mo Lam, ayant tronqué l’harmonica de bambou contre des guitares électriques, se faisaient largement entendre.

Les chansons vantant les vertus de Thaksin et tournant en dérision les élites conservatrices de Bangkok étaient alors diffusées en boucle lors des rassemblements des Chemises rouges ou sur leurs stations de radio.

Parmi ces chansons à succès, l’une, intitulée «Thaksin a été persécuté», déplorait que le putsch l’ayant renversé ait «emporté la démocratie».

L’influence politique de ce genre remonte à beaucoup plus loin, avec des générations de chanteurs payés pour promouvoir des candidats politiques dans les campagnes reculées.

«Le Mo Lam chante les malheurs (des paysans) depuis des siècles», explique Gridthiya Gaweewong, directrice artistique du centre d’art Jim Thompson de Bangkok, qui a organisé une rare exposition sur ce thème.

Mais les élites au pouvoir ont aussi détourné cette musique traditionnelle, notamment pendant la Guerre froide, pour lutter contre les idées communistes supposées gagner du terrain dans les campagnes.

http://www.20minutes.fr/monde/1683398-20150706-thailande-chant-protestataire-mo-lam-face-a-modernite-a-censure

Éléphants en Thaïlande

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Éléphants en Thaïlande

drapeau thaï avec éléphant23 photos – En Thaïlande les éléphants sont presque des dieux. Ils sont l’emblème national et ont même leur journée nationale : le 13 mars.
J’ai eu plusieurs fois l’occasion en Thaïlande de monter sur un éléphant, malheureusement je n’ai pas de photo. Il faut bien dire que c’était des machines à touristes qui faisaient faire les choses les plus invraisemblables aux éléphants, j’étais tout à fait dégoûtée.

Ici je vous présente celles que j’ai faite en janvier 2014 dans un centre spécialisé pour éléphants. Ce centre organise différentes sessions pour les touristes, dont vous aurez ici des photos, : présentation des éléphants par un cornac, promenade à dos d’éléphant, bain des éléphants et leur lavage.

2 Espèces d’éléphants

Il existe deux espèces différentes d’éléphant – l’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana) et la variété asiatique (Elephants maximus). La première est plus grande. Le nombre d’éléphants africaines sont estimés à environ 500.000 tandis que la variété asiatique est tombée et estimé de moins de 30.000.

L’éléphant indien est plus grand a de longues jambes avant et un corps plus mince que leurs homologues thaïlandais. Ils sont officiellement classés comme espèce en voie de disparition, des chiffres en Thaïlande estimée entre 3 000-4 000 animaux. Environ la moitié de ce nombre sont domestiquées, le reste de vie sauvage dans les réserves de parcs nationaux. Quelques 300 sont des victimes dans des conditions effroyables à Bangkok. Les éléphants, comme les êtres humains, peuvent et ne varient par de nombreux caractères, des émotions et personnalité. Il est à noter que, au début du 20ème siècle (1900 après JC) plus de 100.000 éléphants honoré les siamois (thaï) à la campagne. inspiré et revu de : http://thailande-elephant.moonfruit.fr/

Thaïlande : la junte prolonge la loi martiale

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Les élections législatives en Thaïlande, qui devaient avoir lieu l’an prochain, ont été repoussées à 2016, a dit jeudi le vice-Premier ministre et ministre de la Défense du gouvernement militaire au pouvoir depuis le coup d’État de mai dernier.

Selon Prawit Wongsuwan, des éléments hostiles à la junte, qui s’est auto-baptisée Conseil national pour la paix et l’ordre, sont l’une des raisons justifiant ce report. “Nous serons en mesure d’organiser des élections aux alentours du début de l’année 2016 une fois que la Constitution aura été ébauchée”, a déclaré le vice-Premier ministre à des journalistes. “Pour l’instant, il y a des éléments opposés au Conseil national pour la paix et l’ordre.” “Nous ne demandons pas grand chose. Juste un an pour résoudre les problèmes passés”, a ajouté Prawit Wongsuwan.

Le chef du gouvernement, Prayuth Chan-ocha, avait déjà laissé entendre que les élections ne se tiendraient pas comme prévu à la fin 2015. La semaine dernière, la junte a également annoncé que la loi martiale ne serait pas levée dans un proche avenir, contrairement aux promesses initiales de la lever dans certaines provinces pour favoriser une reprise du tourisme.

L’armée a justifié son coup d’État du 22 mai par la nécessité de rétablir l’ordre après six mois de violentes manifestations des “chemises jaunes” royalistes qui ont eu raison de la chef du gouvernement Yingluck Shinawatra, arrivée au pouvoir par les urnes.

Ce putsch est un nouvel épisode dans la crise que connaît le pays depuis une décennie et qui oppose d’une part les “chemises rouges”, partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, frère de Yingluck renversé par l’armée en 2006, et d’autre part la classe dirigeante royaliste “chemises jaunes”.

Selon l’organisation Human Rights Watch, la Thaïlande “semble être tombée dans un puits sans fonds”. “Six mois après le coup d’État, les critiques font systématiquement l’objet de poursuites, toute activité politique est interdite, les médias sont censurés et les dissidents jugés par des tribunaux militaires”, écrivait cette semaine HRW dans un rapport.

Source

Temple Pan On, Chiang Mai

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Temple Pan On à Chiang Mai

7 photos – Le wat (temple en thaï) Pan On dans la ville de Chiang Mai se situe au milieu du marché du dimanche, c’est pourquoi il est beaucoup visité par les touristes et les Thaïlandais. Dans son ère on trouve ces soirs-là un énorme choix de boutiques précaires qui font des cuisines d’une variété énorme : japonaise (sushi), chinoise (canard laqué), thaïlandaise bien sûr, et aussi des jus de fruits frais, du sucré tant que du salé, présentées de toutes les manières possibles tel ceci : œufs dans des feuilles de bananiers ou cocotier :

Dans l’ère autour du temple des marchands de l’artisanat thaïlandais : vêtements, bijoux, batik, objets en bois et tout ce qu’on peut imaginer.

Mais il ne faut pas oublier que c’est un temple où s’exerce le bouddhisme. Par exemple on trouve les petites statues recouvertes des morceaux d’or qui sont offerts par les pratiquants et collés au fil du temps :

Au centre un Chedi (stupa en indien) entièrement couvert d’or. Quatre niches abritent des bouddhas. Les fidèles tournent autour du chedi accompagnés par une musique spirituelle (voir la vidéo plus bas)

Vidéos

Dans ces vidéos vous pouvez voir et entendre : l’ambiance générale, le prédicateur chanter, l’énorme choix de nourriture durant les soirs du marché du dimanche à Chiang Mai, et le temple qui côtoie le chedi.

Le temple Chedi Luang, Chiang Mai

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Le temple Chedi Luang, Chiang Mai

6 photos – C’est au cours de mon voyage de 2008 en Thaïlande que j’ai pris ces photos. Il y a tellement de temples en Thaïlande, et plus particulièrement à Chiang Mai qu’il est rare de voir un temple plusieurs fois, bien qu’il y ait des exceptions, tels ceux que l’on côtoie au quotidien par le hasard des lieux d’habitation et des périples parcourus à travers la ville.

Ce temple m’a laissé perplexe car il ne comporte qu’un chedi ou stupa dans le vocabulaire indien. Ce Chedi est très haut, entouré d’éléphants ; on trouve cette coutume à Angkor dès le 8ème siècle. Ainsi bien que la Thaïlande renie son influence de l’art Khmer il est malgré tout difficile de nier l’évidence sur bien des points communs hérités.

J’ai pu l’admirer à la descente du soleil ; le couché du soleil est très court en Thaïlande comme sur tous les tropiques, ils ont du mal à comprendre quand on essaye de leur expliquer que chez nous le couché de soleil peut durer des heures. Ainsi les couleurs sont mises en valeur en prenant des teintes dorées.

Temple du grand Stûpa

Le Wat Chedi Luang วัดเจดีย์หลวง, temple du grand stûpa, a été fondé en 1401 ; il est dominé par un grand chedi du type de Lanna, dont la construction s’est étalée sur plusieurs années. Un tremblement de terre l’a endommagé au XVIe siècle, et seuls les deux tiers inférieurs sont encore visibles. À l’origine, l’ensemble comportait trois temples, le Wat Chedi Luang, le Wat Ho Tham et le Wat Sukmin.