Baphûon (Angkor) tel qu’avant sa restauration

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Baphuon_Angkor_Thom_16-08-2013Baphûon subit différents éboulements en 1945. En 1961 les travaux de restauration furent entrepris par B.Ph. Groslier non encore achevés en 1970 qui finalement pris un énorme retard du fait de la guerre que subit le Cambodge jusqu’en 1985.

Il est construit en 1060, par Udayàdityavarman, de rite brahmanique (Civa).

Le Baphûon, directement accolé à l’enceinte méridionale du Palais-Royal (1), a son gopura (2) extérieur. Il est sur le même axe que la Terrasse des Éléphants, qui est aussi celui de la tour centrale du Bayon.

Dans une enceinte de 425 m sur 125, le temple de 120 m sur 100. Sa masse, une des plus considérable, en eut fait le plus imposant s’il n’était inséré dans un espace si étroit.

Il a tant souffert de l’action de la nature et des destructions humaines qu’il n’était qu’une simple colline couverte de végétation.

C’est la première réalisation d’Angkor du type d’édifice à galeries de pierre concentriques avec tour centrale. Le temple lui-même est constitué par une haute pyramide à cinq gradins de grès qui, en plan, forme un rectangle et superpose des étages de hauteur non décroissante mais à peu près constante. La plateforme supérieure domine le sol de 24 mètres.

On distingue dans les bas-reliefs l’histoire de Ramayana avec des épisodes du Mahabharata.

Baphûon en 1961

baphuon-en 1961
baphuon-tour centrale
baphuon-vue aerienne-1961
Angkor-Glaize - livre

Baphûon rénové en 2012 et 2013

Baphuon en 2012

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(1) habituellement nommé Angkor Vat

(2) enceinte en forme de galerie couverte

Thaïlande: le chant protestataire Mo Lam face à la modernité et à la censure

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Mo Lam

chanteurs_de_mo_lamDans un sourire édenté de nonagénaire, Gaew entonne un chant Mo Lam: cette musique des campagnes de Thaïlande a su s’adapter à la modernité et se moquer des élites conservatrices de la capitale. Mais elle se retrouve face au défi de la censure militaire.
A l’origine, la musique Mo Lam avait été développée pour propager les croyances bouddhistes auprès des paysans analphabètes de cette région rurale pauvre de l’Isan, dans le nord-est de la Thaïlande.

Mais les paroles de ces chants traditionnels se sont au fil du temps chargées d’humour, se mettant à raconter histoires d’amours contrariées, difficultés de la vie à la campagne et remous politiques.

Aujourd’hui, une variante moderne de Mo Lam funk est populaire auprès des jeunes, au grand dam des puristes.

Mais les voix discordantes ont bien du mal à se faire entendre depuis un coup d’État militaire à Bangkok en 2014. En particulier dans le nord et le nord-est de la Thaïlande, cœur historique des partisans du gouvernement renversé de Yingluck Shinawatra.

«Le Mo Lam, c’est notre histoire, notre culture», ancrée dans le fait que jusqu’au siècle dernier l’Isan échappait au contrôle de la monarchie absolue thaïe, explique Gaew Sornthunthue, âgé de 96 ans.

«Quand j’étais jeune, j’ai appris la musique Mo Lam sous les arbres, dans les champs de riz, quand je surveillais buffles et vaches», ajoute-t-il dans le dialecte de l’Isan.

Pour les habitants de cette région qui émigrent par millions à Bangkok, en quête de travail, le Mo Lam incarne une identité régionale qui reste forte malgré une modernisation récente.

«Nous utilisons le Mo Lam pour parler, débattre, nous exprimer et réfléchir sur nos vies et nos traditions», explique Sarawoot Srihakot, professeur de musique du village de Gaew, voyant dans le chant Mo Lam l’ancêtre des télévisions partisanes actuelles.

Le village est situé dans la province de Khon Kaen, un bastion de la contestation contre une junte qui interdit les manifestations et a fait fermer la chaîne des Chemises rouges, puissant mouvement pro-Shinawatra.

Radios censurées

Ici aussi, les stations de radio des Chemises rouges ont été fermées, les dirigeants locaux contraints de se taire et les affiches de leur héros et mécène, le milliardaire et ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, déchirées.

Ce dernier a fait le choix de l’exil pour éviter de purger plusieurs années de prison pour corruption, après un coup d’Etat contre lui en 2006.

Depuis, le fossé culturel s’est élargi entre Bangkok et le nord-est du pays, qui représente un tiers de la population de la Thaïlande et reste largement acquis à Thaksin, qui a largement subventionné cette région pauvre et mis en place des politiques sociales populaires auprès des plus défavorisés.

Mais cette aspiration au changement lui vaut d’être haï par l’élite traditionnelle de Bangkok, dont l’armée, qui voit Thaksin Shinawatra et ses partisans comme une dangereuse menace pour la royauté.

Sa sœur Yingluck encourt dix ans de prison, le régime souhaitant briser durablement l’influence politique des Shinawatra.

Pour l’heure, les partisans des Shinawatra, y compris les compositeurs contemporains de Mo Lam, respectent la consigne de garder un profil bas.

Troubadours modernes

Jusqu’au coup d’Etat de 2014, les héritiers modernes de ces troubadours Mo Lam, ayant tronqué l’harmonica de bambou contre des guitares électriques, se faisaient largement entendre.

Les chansons vantant les vertus de Thaksin et tournant en dérision les élites conservatrices de Bangkok étaient alors diffusées en boucle lors des rassemblements des Chemises rouges ou sur leurs stations de radio.

Parmi ces chansons à succès, l’une, intitulée «Thaksin a été persécuté», déplorait que le putsch l’ayant renversé ait «emporté la démocratie».

L’influence politique de ce genre remonte à beaucoup plus loin, avec des générations de chanteurs payés pour promouvoir des candidats politiques dans les campagnes reculées.

«Le Mo Lam chante les malheurs (des paysans) depuis des siècles», explique Gridthiya Gaweewong, directrice artistique du centre d’art Jim Thompson de Bangkok, qui a organisé une rare exposition sur ce thème.

Mais les élites au pouvoir ont aussi détourné cette musique traditionnelle, notamment pendant la Guerre froide, pour lutter contre les idées communistes supposées gagner du terrain dans les campagnes.

http://www.20minutes.fr/monde/1683398-20150706-thailande-chant-protestataire-mo-lam-face-a-modernite-a-censure

Le pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi

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Le pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi

14 photos – Le pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi est le témoin de l’occupation japonaise qui sévit à partir des années 1930 ; les Japonais commencèrent par occuper la Mandchourie (Nord-Est de la Chine) et descendirent toute la Chine jusqu’à la Birmanie dont la frontière est au bout Ouest de la Thaïlande sur la rivière (Yai) Kwaï, la Thaïlande n’ayant elle jamais été occupé (ni colonisée). La Birmanie était colonie britannique.

Construction du pont

Ce pont fut construit par les prisonniers et des travailleurs forcées par les Japonais, ils étaient asiatiques et Anglais. Ils étaient tous mal traités par l’armée japonaise. Il y eut énormément de morts du fait de ces mauvais traitements et aussi des maladies tropicales.

Le livre : le pont de la rivière kwaï

Un livre “Le pont de la rivière Kwaï” fut écrit pour mémoire par Pierre Boule en 1952, qui vécut dans la région, il reçut le prix Sainte-Beuve. Un film en fut tiré en 1957 sous le même nom, réalisé par David Lean.

Album photos

On voit ici le pont où passe encore un train. Vous pouvez aussi voir la plaque noire où est inscrite l’histoire vraie et un symbole rouge pour la paix.

 

Jacques Vergés et le “génocide Cambodgien”

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Mort de Jacques Vergés

La mort Jacques Vergès, prévisible vu son grand âge, suscite ou va susciter les cris habituels sur les gens qu’il a choisi de défendre. Parmi ceux-ci Klaus Barbie, Khieu Samphan. Dans ces deux cas il eut raison de les défendre. Pourquoi ? Comme je dis succinctement dans un commentaire sur un billet de blog Mediapart : où placez-vous le curseur pour que quelqu’un soit jugé et exécuté sans avoir eu d’avocat pour le défendre devant une Cour de Justice ? A partir de combien de meurtres ? de combien de viols ? de combien d’Humains torturés ? Où placez-vous le curseur ? A partir de 10 ? A partir de 1000 ? Faut-il dans certains cas revenir à  la formule “pendez-les haut et court“? comme il était de coutume de le faire dans l’Ouest américain, comme certains adeptes de la peine de mort le veulent ? C’est pourquoi la Démocratie doit remercier de tels avocats qui ont dit “oui je vous défends, à  condition que vous plaidiez coupable“.

Durant la guerre d’Algérie peu d’avocat ont défendu les Algériens qui commettaient des attentats, des crimes. On célèbre tant et plus la Résistance de quelques Français durant la dernière guerre. C’était leur guerre de Libération à eux, une Résistance ne se fait jamais sans morts, meurtres, attentats, tortures. Il fut donc à  l’honneur d’avocats Français de les défendre.

Autre question fallait-il que Klaus Barbie et Khieu Samphan n’aient pas d’avocat ? ou un avocat qui n’ait aucune conviction pour les défendre, des avocats fantoches, des avocats de nom et non d’actes ?

Jacques Vergés et le Cambodge

on lit tant et plus sur le net des tas de choses fausses. C’est un argument de poids parmi les anticommunistes viscéraux :

les communistes ont ce génocide à  leur débit. Un crime communiste de plus.

Certes ceux-ci ne font jamais cas de l’esclavage, de la déportation par millions d’Africains, du génocide des Indiens (Nord et Sud Amériques), et tant d’autres crimes non commis par des communistes, on pourrait rajouter les guerres de 14-18 et de 39-45 combien de millions de morts commis par des pays qui sont fiers d’être eux capitalistes et démocratiques ?

Résumé de ce fameux génocide

Ce n’était pas un génocide au sens où ils étaient tous Cambodgiens. Pas de chance, il n’y a qu’une ethnie au Cambodge, les Khmers. Le crime ne fut pas non plus programmé. Ce qui était programmé fut que les gens des villes deviennent tous paysans, pour que le Cambodge redevienne le grenier à grain de l’Asie du Sud-Est. Rappelons que les EU bombardaient quotidiennement le Cambodge (et le Laos dont certains parties sont toujours en ruine, et rappelons que l’agent Orange continue de faire des morts et des naissances difformes au Vietnam) pour annihiler la résistance Vietnamienne, et que les Cambodgiens n’en pouvaient plus, ils crurent que ces “nouveaux défenseurs” allaient faire arrêter ces bombardements.

Il fut orchestré de les faire tous partir des villes. Cependant ces gens des villes ne savaient rien de la culture du riz. De plus ils furent évacués des villes en quelques heures. On ne leur dit pas que c’était “pour toujours”. Si bien qu’ils n’emmenèrent pas de provision de bouche, du riz. Ils moururent donc rapidement, dans les six mois de l’évacuation. C’est l’immense majorité des morts qui le furent ainsi. Je ne conteste pas que mourir de faim soit violent. Mais pas une violence par assassinat, meurtres, tortures.

Il y eut aussi, en plus, des morts par tortures, meurtres. Dans ces centres, tels Tuel-Slong ou S21, où officiait Kang Kek Ieu (dit le Duch), les morts l’étaient d’une manière atroce. Je ne le nie en rien. J’en fus moi-même bouleversée quand j’allais visiter ce centre qui fut la première visite que je tenais à faire en arrivant au Cambodge.

L’ONU

L’ONU et les pays Occidentaux soutinrent ce régime longtemps encore (jusqu’années 1990) bien après que les millions de morts eurent lieu et ils en connaissaient les coupables… les Khmères rouges représentèrent le Cambodge à l’ONU sans que quelque cas de conscience dérange l’Occident ni le Monde.

Le procès

C’est à cause de ce soutien occidental que les procès des Khmères rouges ne put être entrepris qu’à partir de 1991, et qu’il mit une dizaine d’années avant de siéger dans une cour de justice pour juger les coupables.

Rajout le 17 août 11h30, à la lecture de quelques commentaires qui font des contresens je vous propose quelques définitions du mot génocide

Définitions du mot Génocide :

  • dans le CNRTL (Centre national des ressources Textuelles et Lexicales) : Extermination systématique d’un groupe humain de même race, langue, nationalité ou religion par racisme ou par folie.
  • dans Wikipedia : Un génocide est l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales.
  • dans Larousse : Crime contre l’humanité tendant à  la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux

Influence des Blancs sur prostitution en Thaïlande

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Voila maintenant quatre mois que je passe en Thaïlande étalés sur un peu plus d’un an. La conclusion est que je n’ai plus envie d’y revenir, et ce pour les raisons que je vais exposer.

Le premier inconvénient est le nombre faramineux de touristes que contient ce pays. On dit la France la première destination touristique du monde, j’ai vraiment du mal a y croire, je citerai la Thaïlande largement devant. Bien sur la peau blanche en contraste avec la peau plus mate des Asiatiques frappe plus qu’un Anglais, un Italien ou un Allemand en France, malgré tout, je persiste.

Occidentaux dans un bar
Occidentaux dans un bar

Influence des Blancs sur prostitution en Thaïlande

Cette abondance de Blancs provoque une influence incontestable sur les mœurs du pays et en particulier la prostitution.

Sans doute est-elle une coutume du pays… comme elle est internationalement et de tout temps. En observant mieux on a la nette impression que tout mec Blanc de tout âge se rend en Thaïlande pour baiser… une Thaï !

couple jeune Thaï vieux occidentaux
couple jeune Thaï vieux occidental

Ces femmes viennent en grande majorité de la paysannerie (80 a 90 %), sans instruction, elles espèrent améliorer leur quotidien et celui de leur famille, et espèrent un jour passer la bague au doigt pour une sécurité a vie, qui les en blâmerait ?

Les mecs ? en majorité eux aussi sont sans instruction ou qualification professionnelle remarquable.

Les hommes n’arrivent pas à faire face à la personnalité affirmée des femmes Occidentales

complexe qu’ils sont eux-mêmes, pas sûr de leur virilité, peur d’être dominés car mal dans leur peau, ils pensent ou sont sûrs qu’il va en être tout autrement avec une Asiatique… ils se trompent un temps sur ce point.

Ces hommes n’ont rien dans leur vie d’Occidental qui les mettent en valeur : revenus moyens-bas, pas de pouvoir par leur (non-)savoir, pas de curiosité intellectuelle ou passion, ils sont très pauvres dans leur tête, ici ils peuvent paraitre riche, les Thaï les croient plus instruits qu’ils ne sont par l’aura de l’Occident injectée chaque jour a la télé.

Dans l’avion depuis la France les deux célibataires Occidentaux avec qui j’ai échange venaient pour ça… j’ai bien l’impression que tout homme seul est dans ce cas. L’avouent-ils facilement ? non bien sûr.

Les hommes Occidentaux ne maitrisent pas leur pulsion

qu’ils confondent le plus souvent avec le sentiment d’amour… les femmes Thaï pas si soumises que ça leur passe souvent la bague au doigt, puis font des enfants a l’occasion, enfants qui resteront en Thaï élevés par leur mère…

couple jeune Thaï vieux occidentaux
couple jeune Thaï vieux occidental

Ces hommes sont aussi assez porte sur l’alcool et on peut voir le spectacle affligeant des bars remplis d’hommes jusqu’à point d’heure. La photo jointe est prise dans ce qui veut être une librairie a Chiang Mai, les livres sont au-dessus, et il faut vraiment être très motivé pour traverser l’ambiance chaude et monter.

Et encore j’évite les quartiers chauds et ne suis pas allée sur les côtes où me dit-on on croise une prostituée tous les 10 mètres, qui draguent même les hommes accompagnes de leur femme Blanche. Dessous deux photos prises à la frontière du Laos : 2 femmes jeunes et minces en compagnie de 2 mecs tordus, laids, gros, rouges…

Une autre raison est aussi les Thaïlandais eux-mêmes

Ont-ils marre de voir tous ces Blancs envahirent leur pays, qui a commencé a être le déversoir des troupes américaines durant la guerre du Vietnam venant se distraire a Pataya ? N’y a-t-il pas un seuil de tolérance dépasse depuis longtemps ?

Une grande partie nous accueille chaleureusement, une autre nous voit surtout comme des porte-frics à “alléger”… a la limite pourquoi pas tous ? n’en n’ont-ils pas besoin pour améliorer leur ordinaire ? et les Occidentaux les y incitent.

Truc Phuong femme de chambre : rencontre

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Truc Phuong femme de chambre : rencontre

Le plus souvent le sourire aux lèvres, des belles dents légèrement irrégulières qui ajoutent à son charme, des yeux assez grands peu bridés, mince (peu de gros au Vietnam), moins d’un mètre soixante.

Elle fait ma chambre tous les matins. Au fil du temps son sourire se fit plus persistant en me croisant, je lui rendis volontiers. Finalement je crois que c’est elle qui m’adressa la première la parole avec son peu d’anglais. Puis un jour je la vis se percher sur un palmier… et m’en rapporter quelques feuilles arrachées où étaient accrochées des drôles de choses, le tout étant joli, que je touchais et qui bougea : c’était des cocons de papillons. J’en fus vivement touchée.

Puis elle vint s’asseoir a côte de moi parterre,

moi dans une chaise longue. On « bavarda » de choses et d’autres, elle avec ses dix mots d’anglais, dans ce cas le mime est très utile. Puis elle prit l’habitude de me surprendre par derrière, ce qui me faisait sauter, puis nous riions, et reprenions nos échanges.

Je lui demandais son âge : 19 ans.

Avait-elle un « boyfriend » ? : non.

Pensait-elle au mariage ? : non.

Quelles sont ses heures de travail : 6 H- 16 H,

déjeuner sur place à 11 h,

et retour a la maison en motobike.

Je n’osai jamais lui demander son salaire. Je lui dis mon âge, elle me fit un mime de peau du visage qui descend normalement à mon âge et que ce n’est pas mon cas.

Toujours j’étais entrain de lire, curieuse elle regardait. Un jour je lui montrais un titre qui contenait le mot “Chine”, elle comprit, dedans quelques photos de Chinois pauvres, des usines en démolition, elle s’attarda surtout sur celle qui montrait des femmes jeunes en usines.

Elle a douze chambres en responsabilité :

A 6 heures elle commence par arroser un peu le jardin le temps que les touristes se lèvent. Truc Phuong pose son chargement de draps et d’oreillers sur un banc. Elle change les draps et la serviette environ tous les deux jours, enlève le sable avec un petit balai vietnamien puis en passe un autre, humide. Elle met les draps et serviettes dans des machines, derrière l’hôtel, les fait tourner, puis étend le linge une fois sec.

C’est elle qui a aussi la responsabilité du sol du jardin en bambou devant l’ensemble des chambres d’environ 5 mètres de profondeur sur 50/100 m. Les arbres sont entretenus par un homme. Elle replante des pousses dans les endroits « usés », elle arrose une à deux fois par jour à l’aide d’un tuyau.

Tout ceci laisse pas mal de temps pour bavarder et rire avec ses collègues, ou une touriste, car je ne l’ai pas vu en faire autant avec d’autres.

Depuis quelques jours je faisais des calculs de pourcentage

relatif a son salaire supposé pour savoir quoi lui donner comme pourboire avant de partir. J’aurais préférer lui offrir une paire de boucles d’oreilles par exemple, car un objet ça se garde, rien de semblable ici.

Finalement ce matin, le dernier, je mis dans ma poche de short quelques Dongs. Hier elle m’avait dit qu’elle était triste que je parte. Puis la voila : on se dit « goodmornig, how are you », et elle me tend une petite poche plastic jaune qui contient deux photos : une d’elle et une autre où est écrit « I love you », au dos de sa photo plein de décors et de mots doux en anglais. Je suis très touchée, je ne m’y attendais pas. Je lui glisse l’argent dans la poche de son jean. J’ouvre ma valise à la recherche d’un objet pour elle, rien. Elle me répète qu’elle est triste que je parte. Je finis par avoir l’idée de lui proposer une photo d’identité de moi, que j’ai en réserve au cas… elle accepte et je lui écris mon prénom au dos.

Et finalement je sors mon chapeau vietnamien tout neuf, et je lui donne car le sien “tombe en ruine” ! Nous voilà contentes toutes les deux.

Elle « m’explique » qu’elle peut, vu mon âge, m’appeler « Maman », ce qu’elle fait

C’est une tradition vietnamienne (peut-être chinoise aussi, en tout cas je ne l’ai pas vu en Thaïlande) qu’une personne jeune qui a de l’affection et du respect pour un/une “ancien/ne” l’appelle “Maman” ou “Papa”.

Elle sort chercher son ramasse-poussière, revient, sur la tête un vieux chapeau conique tout effiloche, c’est la première fois que je lui vois, d’habitude elle porte une casquette. Voyant son état je prends le mien tout neuf et lui donne, elle est contente et ne le quitte plus. Elle me demande de rester ici, je ne sais que lui répondre, finalement je lui explique que je veux voir tout le Vietnam, et que quand j’étais jeune j’étais contre la guerre et que j’ai vendu le Courrier du Vietnam sur les marchés de Paris…. et que j’ai vu Cu Chi et que je veux voir la DMZ à Hué, elle ajoute « et Haiphong ». Nous avons encore quelques heures, je vais essayer de la prendre en photo.

Deux années plus tard

Tout ceci s’est passé en hiver 2007 comme l’indiquent les photos.

Puis j’ai beaucoup pensé à mon séjour à Mui Ne et à Truc Phuong une fois rentrée en France. Quand j’ai pu retourner au Vietnam en 2009 j’avais projeté d’y retourner. Malheureusement l’hôtel n’existait plus et donc aucun moyen de retrouver Truc Phuong. Il m’arrive de repenser à elle et à Mui Ne avec nostalgie.

Truc Phuong femme de chambre
Truc Phuong femme de chambreTruc Phuong femme de chambreTruc Phuong femme de chambre

Musée de la Paix à Ho Chi Minh ville

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Musée de la paix

Origine de la guerre au Viet Nam

Malgré de nombreux soulèvements nationalistes, les Français maintiennent leur contrôle sur le territoire vietnamien (depuis 1858) ; dans les années 1930, le Parti communiste indochinois, dirigé par Nguyen Aï Quoc, futur Hô Chi Minh, organise à son tour des insurrections, durement réprimées.

Les nationalistes vietnamiens modérés et l’empereur Bảo Đại tentent d’obtenir par la négociation une autonomie accrue, mais n’ont pas plus de succès. En 1945, le Japon, qui occupait l’Indochine française depuis 1940, démantèle l’appareil colonial français pour prendre le contrôle du territoire.

La reddition japonaise, quelques mois plus tard, permet au Việt Minh, front nationaliste dirigé par le Parti communiste de Hô Chi Minh, de prendre le pouvoir lors de la révolution d’Août.

Les Français ne parviennent que progressivement à reprendre le contrôle de l’Indochine ; Hô Chi Minh, dont le pouvoir est encore très fragile, tente la voie de la négociation, mais les pourparlers achoppent et, fin 1946, le conflit larvé débouche sur la guerre d’Indochine.

Les Français réorganisent le pays, unifiant les trois territoires au sein de l’État du Viêt Nam (Quốc gia Việt Nam/) dirigé par Bảo Đại ; le soutien de la Chine permet cependant au Việt Minh de prendre militairement l’avantage.

La défaite de Diên Biên Phu

Après leur défaite lors de la bataille de Diên Biên Phu (Chiến dịch Điện Biên Phủ/), les Français renoncent à poursuivre un conflit ingagnable sans le soutien des américains, encore affaibli par la guerre de Corée et, lors des accords de Genève de 1954, reconnaissent l’indépendance de la partie nord du pays.

Le Viêt Nam demeure cependant provisoirement divisé en deux, les communistes ayant le contrôle du Nord et le gouvernement de Bảo Đại celui du Sud. Ngô Đình Diệm, premier ministre du Sud, refuse le référendum prévu par les accords pour réunifier le pays et prend le pouvoir, évinçant Bảo Đại et proclamant la république. Deux États ennemis, la République démocratique du Viêt Nam au Nord (Việt Nam Dân chủ Cộng hòa) et la République du Viêt Nam au Sud (Việt Nam Cộng hòa/) se font désormais face, le Viêt Nam devenant l’un des fronts les plus chauds de la guerre froide.

Intervention des États-Unis

Les États-Unis, désireux d’endiguer la progression du communisme en Asie, se substituent aux Français comme protecteurs du Sud Viêt Nam et aident Diệm à combattre l’insurrection communiste. Mais l’autoritarisme croissant du président sud-vietnamien le rend de plus en plus impopulaire ; en 1963, avec l’assentiment des Américains, il est renversé lors d’un putsch.

Le Sud Viêt Nam demeure cependant très instable, et de plus en plus menacé par la guérilla du Front national de libération du Sud Viêt Nam (aussi appelé péjorativement Việt cộng par la République du Viêt Nam et ses alliés américains), soutenue par le Nord.

Les Américains soutiennent à bout de bras l’effort de guerre sud-vietnamien et, en 1964, la résolution du golfe du Tonkin donne au président des États-Unis carte blanche pour intervenir au Viêt Nam. L’intervention américaine, ravageant les infrastructures et l’environnement du Viêt Nam, échoue non seulement à mettre un terme à l’insurrection, mais étend le conflit armé au Laos et au Cambodge.

La guerre, à la fin des années 1960, est de plus en plus impopulaire en Occident et les États-Unis cherchent une porte de sortie. De longues négociations aboutissent, en 1973, aux accords de paix de Paris et au retrait américain.

Deux ans plus tard, le Nord Viêt Nam réalise son offensive finale contre le Sud ; le Viêt Nam, désormais entièrement sous contrôle communiste, est réunifié en 1976.

Wikipedia