Sortie en France d’un film thaïlandais : POP AYE

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Synopsis

Un architecte désenchanté voit le centre commercial qu’il avait construit 30 ans auparavant remplacé par un projet réalisé par les jeunes architectes de son agence. Ne trouvant pas de réconfort auprès de son épouse, il erre dans les rues de Bangkok et fait la rencontre fortuite de Pop Aye, un éléphant qui fut jadis son ami d’enfance. Il se lance alors dans un long voyage à travers la Thaïlande pour raccompagner l’éléphant dans la ferme où ils grandirent ensemble.

Critique de Thaï Visa de Pop Aye

Dès les premières scènes, et tandis que se multiplient les plans d’ensemble, l’intention principale de la réalisatrice est posée : celui de dépeindre une Thaïlande rurale et exotique défigurée par sa propre industrialisation, depuis des installations électriques saillantes jusqu’à une déforestation massive au profit de constructions architecturales disgracieuses. Symbole de cet entre-deux, le duo que forment Thana et son éléphant Popeye fuit la capitale pour retourner vers la campagne profonde. Si le pachyderme est une parfaite incarnation de la nature, le rapport qu’entretient son propriétaire avec la ville n’apparaît pas comme une évidence avant le dialogue qui viendra conclure le film. De la même façon, les origines de son lien avec son imposant animal de compagnie ne seront disséminées que lors de flashbacks arrivant relativement tard. Peut-être est-ce d’ailleurs cette façon de déconstruire la traditionnelle introduction des personnages qui a tapé dans l’œil du jury de Sundance qui lui a remis le Prix du meilleur Scénario.

affiche du film thaïlandais : Pop Aye
affiche du film thaïlandais : Pop Aye

Ceci dit, la construction de la narration se faisant selon le schéma classique du road movie davantage que celui du buddy movie, il n’est pas étonnant de constater que l’écriture donne davantage d’importance aux personnages secondaires qu’aux deux personnages principaux. La bienveillance qui viendra traverser chacune de ces rencontres, qui semble d’ailleurs proportionnelle à la marginalisation du quidam, est pourtant bien moins intéressante à voir développée que la mélancolie qui anime Thana. Sa sympathie pour des stéréotypes tels que le sans-abri ou le transsexuel, tandis que la femme au foyer et plus encore le policier se révèlent sans surprise médisant à son égard, donne au long-métrage un ton très consensuel alors que les afflictions de cet ancien architecte se voudraient porteur d’un sous-texte sociologique qui méritait d’être davantage approfondi. En pleine crise de la cinquantaine, Thana voit en effet le fruit de son travail anéanti au profit d’un nouveau bâtiment, faisant de lui une victime collatérale de cette frénésie de construction à laquelle il a pourtant lui-même contribué. Cette piste cynique et contestataire restera en filigrane d’un long-métrage frileux d’assumer son discours que ses détracteurs jugeront rétrograde.

Fort heureusement, Pop Aye parvient à s’assumer comme un feel-good movie dont le pouvoir comique repose entièrement sur les gags générés par la collision entre cet éléphant et un monde moderne où il n’a plus sa place. La musique, qui est propice à une ambiance burlesque et nous accompagne dans de magnifiques paysages thaïlandais, participe agréablement à la légèreté du concept. Ce sont donc au final trois éléments avec lesquels la réalisatrice parvient à jongler du début à la fin : la poésie douce-amère générée par l’introspection dans laquelle se plonge Thana -celle-là même qui semble justifier la non-linéarité du scénario ; l’humour enfantin inhérent à l’idée de voir un éléphant se promener sur les routes et le regard désenchanté sur un pays en proie à un consumérisme déraisonné, à l’échelle globale comme individuelle.
Pour un premier film, Kirsten Tan livre une comédie particulièrement sympathique malgré ses quelques maladresses. On a hâte de voir si elle parviendra à renouveler l’exercice avec un second long-métrage que l’on espère un peu plus abouti.

source : Thaï Visa

Des animaux en Asie

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Des animaux en Asie

33 photos – J’ai côtoyé tout un tas d’animaux en Asie, en voici quelques exemples, souvent dans des situations qui nous sont inhabituelles :

Les différents animaux que j’ai croisé en Asie

  1. des chats qui prennent leur aise sur le marché de Bangkok,
  2. des anguilles partout sur les marchés, (j’avoue que j’ai du mal à les regarder)
  3. tout comme les poissons chats qui sont nourris par les Bangkoquois qui les considèrent comme une réincarnation
  4. des éléphants qui dessinent mais savent réclamer de l’argent et qui m’ont épouvantée : les humains sont prêts à tout pour gagner du fric en faisant même travailler des éléphants et les exposant… pauvres bêtes ; c’est une excursion que j’ai faite ; on nous demandait du fric tout le temps : pour les régimes de bananes, pour nous prendre en photos sur l’éléphant… je n’ai jamais cédé, moi sur l’éléphant a été prise par mon
  5. des singes partout au Cambodge,
  6. des chiens qui crèvent de faim,
  7. des poules et des coqs qui courent dans les champs et les cours des maisons de Bali
  8. des pies sur les bords de klungs à Bangkok
  9. des canards en bord de mer sur la plage à Mui Ne au Vietnam

voici la galerie de toutes sortes d’animaux (cliquer sur l’une pour ouvrir un diaporama)

Éléphants en Thaïlande

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Éléphants en Thaïlande

drapeau thaï avec éléphant23 photos – En Thaïlande les éléphants sont presque des dieux. Ils sont l’emblème national et ont même leur journée nationale : le 13 mars.
J’ai eu plusieurs fois l’occasion en Thaïlande de monter sur un éléphant, malheureusement je n’ai pas de photo. Il faut bien dire que c’était des machines à touristes qui faisaient faire les choses les plus invraisemblables aux éléphants, j’étais tout à fait dégoûtée.

Ici je vous présente celles que j’ai faite en janvier 2014 dans un centre spécialisé pour éléphants. Ce centre organise différentes sessions pour les touristes, dont vous aurez ici des photos, : présentation des éléphants par un cornac, promenade à dos d’éléphant, bain des éléphants et leur lavage.

2 Espèces d’éléphants

Il existe deux espèces différentes d’éléphant – l’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana) et la variété asiatique (Elephants maximus). La première est plus grande. Le nombre d’éléphants africaines sont estimés à environ 500.000 tandis que la variété asiatique est tombée et estimé de moins de 30.000.

L’éléphant indien est plus grand a de longues jambes avant et un corps plus mince que leurs homologues thaïlandais. Ils sont officiellement classés comme espèce en voie de disparition, des chiffres en Thaïlande estimée entre 3 000-4 000 animaux. Environ la moitié de ce nombre sont domestiquées, le reste de vie sauvage dans les réserves de parcs nationaux. Quelques 300 sont des victimes dans des conditions effroyables à Bangkok. Les éléphants, comme les êtres humains, peuvent et ne varient par de nombreux caractères, des émotions et personnalité. Il est à noter que, au début du 20ème siècle (1900 après JC) plus de 100.000 éléphants honoré les siamois (thaï) à la campagne. inspiré et revu de : http://thailande-elephant.moonfruit.fr/

Le temple Chedi Luang, Chiang Mai

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Le temple Chedi Luang, Chiang Mai

6 photos – C’est au cours de mon voyage de 2008 en Thaïlande que j’ai pris ces photos. Il y a tellement de temples en Thaïlande, et plus particulièrement à Chiang Mai qu’il est rare de voir un temple plusieurs fois, bien qu’il y ait des exceptions, tels ceux que l’on côtoie au quotidien par le hasard des lieux d’habitation et des périples parcourus à travers la ville.

Ce temple m’a laissé perplexe car il ne comporte qu’un chedi ou stupa dans le vocabulaire indien. Ce Chedi est très haut, entouré d’éléphants ; on trouve cette coutume à Angkor dès le 8ème siècle. Ainsi bien que la Thaïlande renie son influence de l’art Khmer il est malgré tout difficile de nier l’évidence sur bien des points communs hérités.

J’ai pu l’admirer à la descente du soleil ; le couché du soleil est très court en Thaïlande comme sur tous les tropiques, ils ont du mal à comprendre quand on essaye de leur expliquer que chez nous le couché de soleil peut durer des heures. Ainsi les couleurs sont mises en valeur en prenant des teintes dorées.

Temple du grand Stûpa

Le Wat Chedi Luang วัดเจดีย์หลวง, temple du grand stûpa, a été fondé en 1401 ; il est dominé par un grand chedi du type de Lanna, dont la construction s’est étalée sur plusieurs années. Un tremblement de terre l’a endommagé au XVIe siècle, et seuls les deux tiers inférieurs sont encore visibles. À l’origine, l’ensemble comportait trois temples, le Wat Chedi Luang, le Wat Ho Tham et le Wat Sukmin.

Chedi du temple Chiang Man à Chiang Mai

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Chedi temple Chiang Man

6 photos – Derrière le temple principal de l’ensemble wat Chiang Man le Chedi à dôme doré est entouré d’éléphants, on retrouve cette même « idée » au Cambodge dans le temple Pre Rup d’Angkor construit au Xè, où un éléphant est disposé aux quatre angles ; je ne sais s’il y avait une communication entre ces deux lieux ou s’il s’agit simplement d’une tradition à la vue de l’importance (aussi bien par leur présence que par leur utilité pour les travaux quotidiens) des éléphants en ces temps là qui en devenaient déifiés ; je vous en propose une photo dans le billet sur le chedi.

Construction de Chiang Man

Situé dans le centre historique ou vieux quartier de Chiang Mai, ville la plus importante du Nord de la Thaïlande, le temple (Wat) Chiang Man fut construit au XIIIe siècle. C’est un ensemble de temples dispersés dans un jardin, dont les deux plus intéressants sont face à l’entrée pour le grand et à droite pour le plus petit, chacun pour un usage différent et d’une décoration très distinct.

Le grand est le temple le plus ancien de la ville. Il est entièrement en bois sculpté depuis sa toiture, jusqu’à sa charpente, il est en cela typique du Nord de la Thaïlande. Sa façade est élégante.

Le fric des migrants d’Afrique et le fric des touristes

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Le fric des migrants partis d’Afrique

Les Africains rêvent de venir en France pour enfin cesser d’être pauvres…après avoir payé toutes les économies de chacun membre de la famille qui s’est “cotisé” pour permettre à Mamadou de faire ce voyage périlleux durant lequel il va risquer sa vie de multiples façons :

les passeurs qui veulent du fric, un max de fric pour alimenter leurs mafias, et peuvent battre l’immigré, l’attacher, le violer, le menacer de le tuer, l’enfermer dans un camp, le prostituer, enfin tous ce que l’être humain sait faire pour faire souffrir son prochain.

Leurs “confrères” les bienheureux qui eux sont passés de l’autre côté de la Méditerranéenne sont riches maintenant, ils n’ont plus qu’à envoyer un peu de leur surplus pour faire vivre la famille et le village :

Mamadou : envoie le fric qui déborde de tes poches maintenant que tu es au paradis, envoie une télévision, envoie des montres en or, téléphone plus souvent au village pour raconter le dernier match de foot Italie/France que tu dois nous décrire en détail, car pour nous te téléphoner est impossible et nous, comme notre vieille télé marche que par accoue faut que tu nous racontes.

Depuis les années 1960 j’entends ces Africains alimenter le rêve de ceux rester au pays, ça ne finira donc jamais ?

Le fric des touristes Occidentaux en Asie

Et ici en Asie ? eh bien au Vietnam, au Cambodge, en Thaïlande, même si on sent bien qu’il y a un décalage entre ce qu’ils nous rêvent et ce que nous sommes, je n’avais pas encore assisté à “allez ramène un peu de ton fric pour nous” Et bien c’est fait, ce fut ici a Chiang Mai.

La première excursion – et la dernière – que je fis en Thaïlande était de : faire un tour a dos d’éléphant, voir un village de minorité, et un peu de radeau a travers la jungle.

L’exploitation des éléphants

J’ai fait beaucoup d’excursions au Vietnam et je n’y ai pas vu et vécu ce qui m’est arrive là. Tout était artificiel.

Le village “ethnique” était là en décoration. Les éléphants étaient dressés pour ramasser le plus de fric possible. Ça commençait par une exposition de régimes de bananes à 100 baht alors que les mêmes sont a 5 ou 10 baht sur le marché ou dans les rues. Les bananiers ne sont pas cultivés, il suffit de tendre le bras pour cueillir, donc 5 ou 10 bahts est un prix à la portée de tout Thaïlandais.

Puis des sortes de tours construites à portée du touriste assis sur le dos de son éléphant tous les 100 m. ; à quoi servent ces tours ? une femme est la “armée” d’une réserve de régime de bananes ou de tronçons de canne a sucre pour… tiens le prix a miraculeusement baisse 20 bahts.

Au fait on vous avait pris en photo… on vous la vend pour rien 200 bahts (4 photos d’identité pour visa a Bangkok = 20 b.)

Les riches touristes et les autres

Mais bien sûr il s’agit de touristes qui vivent dans des tours/hôtels à 10 ou 15 étages, hôtels de luxe avec forcement air conditionné depuis la porte d’entrée. Et combien payent-ils une chambre ? mystère, peut-être 10 fois par jour ce que je paye pour 1 semaine (1000 bahts).

Pour ces touristes qu’est-ce que 100 ou 500 bahts en effet. À table l’un d’eux (Nouvelle-Zélande) l’a même dit :

ce n’est que x $… à mon adresse qui disait que j’en avais fait gratis sur mon appareil photo.

Nous ne visitons pas le même pays, ils ne connaissent sans doute rien des marchés, des gargotes où mangent les Thaïlandais sur le trottoir, ils ne doivent pas fréquenter les 7eleven,

Alors pourquoi les Africains ne continueraient-ils pas à rêver en voyant des Occidentaux dont l’argent leur brûle les doigts ?

Voici ce j’ai vu et vécu de l’exploitation des éléphants

(heureusement j’ai vu plus tard des éléphants traités correctement)