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Yingluck Shinawatra, dernière Première ministre démocratiquement élue de Thaïlande, a déploré lundi l’adoption d’une nouvelle Constitution comme un «retour en arrière» pour son pays. «Je suis attristée de voir que notre pays fait un retour en arrière, vers une Constitution non-démocratique», a réagi celle dont le gouvernement a été renversé par un coup d’État militaire en 2014. Mais «j’accepte la décision du peuple», a-t-elle ajouté, dans un premier commentaire, sur les réseaux sociaux. Sans appeler ses partisans, les Chemises rouges, à manifester. Les Thaïlandais ont adopté dimanche une nouvelle Constitution très controversée, qui permettra à la junte au pouvoir de

Dirigée depuis plus de deux ans par la junte, la Thaïlande se prononce ce dimanche 7 août sur un projet de Constitution pour le moins décrié. Cette vingtième version de la loi fondamentale depuis 1932 a été entièrement rédigée par le pouvoir militaire. Pour la junte, le texte permettra de sortir de la crise politique qui gangrène le pays depuis une dizaine d’années. Les défenseurs des droits de l’homme estiment, quant à eux, qu’il marquera un grand pas en arrière pour la démocratie. Avant même la consultation de ce dimanche, la junte a déjà envoyé des dizaines de personnes derrière

Thaïlande : Constitution marginalise le peuple Sur le campus de l’université Thammasat, lieu historique de la contestation étudiante contre les nombreuses dictatures militaires qu’a connues la Thaïlande, est affiché le texte du projet de Constitution. C’est ce document qui va être soumis dimanche à un référendum, dont le résultat va avoir un poids déterminant pour l’avenir du pays, embourbé depuis dix ans dans une crise politique inextricable et dirigée par une énième junte militaire depuis mai 2014. Étudiants, retraités, employés ou fonctionnaires lisent avec intérêt la longue suite de panneaux. Ils sont invités à ajouter des émoticônes ou des post-it