L’avenir du Vietnam en suspens

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Qui pour diriger le Vietnam dans les cinq prochaines années ? Normalement cette question est résolue plusieurs mois avant le congrès national du PCV. Sauf que celui qui se déroule depuis le 21 janvier déroge à la règle car d’importants désaccords font rages au sein du parti communiste, quant à la ligne à tenir pour diriger le pays, tant politiquement qu’économiquement.

Conservateurs contre réformistes

C’est la grande tâche des 1 500 délégués du parti communiste réunis à Hanoï pendant une semaine : nommer le triumvirat qui devra gérer le Vietnam pendant cinq ans, à savoir le Secrétaire général du PCV, le Premier ministre et le Président de la République. Cette année, contrairement aux précédents congrès, deux lignes s’affrontent : les réformateurs du Premier ministre Nguyen Tan Dung face aux conservateurs du Secrétaire général du PCV, Nguyen Phu Trong.

Considéré comme pro-occidental, l’actuel Premier ministre, au pouvoir depuis 2006, lorgne sur le poste supérieur, celui occupé par son adversaire. Sa ligne très anti-chinoise a notamment permis au Vietnam d’intégrer le jeu de l’économie mondiale, avec pour l’exemple l’adhésion du pays à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ainsi qu’au partenariat Trans-Pacifique (TPP), mené par les États-Unis. Mais si sa vision pour le futur du pays est grandement partagée par les milieux économiques, Dung traîne quelques casseroles, tant sur son implication dans les grands groupes d’État, que sur les passe-droits accordés aux membres de sa famille.

En face, Trong est partisan de la ligne forte qui domine aujourd’hui au Vietnam. Soutenu par la vieille garde du parti communiste, il conserve la confiance de Pékin mais surtout dispose d’hommes de confiance, qu’il a lui même placé, aux principaux postes clefs du parti. Problème, la limite d’âge pour accéder au poste, dans son cas se maintenir, est fixé à 65 ans. Or le Secrétaire général est âgé de…71 ans.

La pression des puissances étrangères

Il est évident que le choix entre les deux adversaires aura des conséquences sur les relations internationales du pays. La Chine ne veut pas perdre un allié, notamment vis à vis de ses prétentions en mer de Chine, et a accrue la pression sur l’ensemble des dirigeants communistes vietnamiens pour écarter Dung, considéré comme particulièrement critique.

Les États-Unis et les pays occidentaux estiment eux, que la mise à l’écart de Duong serait fortement préjudiciable, ce dernier ayant lancé plusieurs réformes d’inspirations libérales, qui pourraient donc être remises en cause. Sur la question des droits de l’homme, l’actuel Premier ministre est aussi celui qui pourrait inverser la position très rigide du pays, même s’il est aujourd’hui le chef d’un gouvernement ne s’embarrassant pas des dissidents et des blogueurs hostiles au régime.

Avenir du Vietnam

Toutefois, plusieurs observateurs estiment que Trong aurait actuellement une ligne d’avance sur Duong dont le nom ne figurerait même pas sur la liste des candidats pour les plus hauts postes. Le flou reste donc total pour le Vietnam, son avenir politique et économique.

Carte d'Asie au centre du monde
Carte d’Asie au centre du monde

Mon encens provient de Chiang Mai

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PRODUCTION d’encens par Thoophomlanna

Ce fabriquant d’encens est à Chiang Mai. Ils connaissent bien tous les produits de l’encens ainsi, avec leur longue expérience, ils garantissent des produits de haute qualité. Toutes sortes de présentations :

  • dans une boîte de papier
  • dans une boîte en bois
  • dans la boîte en soie thaïlandaise
  • dans la boîte de coton
  • Boîte
  • en céramique et de bambou
  • Bâton
  • cônes

Encens aromatique

L’utilisation de l’encens aromatique pour dégager des odeurs agréable, rafraîchir une salle de bains et l’utilisation pour le rituel traditionnel. Il peuvent être mis à brûler dans votre bureau ou la voiture pour se rafraîchir. Leur parfum fait probablement que vous vous sentez plus agréable et relaxé dans la matinée. En outre, un ensemble de cadeau peut être utilisé comme le présent pour impressionner et faire plaisir à quelqu’un de spécial à chaque saisons de vœux ou cadeaux.

Ingrédients de l’encens
– Parawood 70%
– Transproemai, Gymanthera Bed 20%
– Huile essentielle 5%
– Couleur non toxique 5%

Processus de production
– Mélanger tous les ingrédients avec de l’eau
– Mettre le mélange dans une machine
– Mettez l’encens à chauffer jusqu’à ce qu’il soit absolument sec
– Conserver dans un sac en plastique

Type d’entreprise : Fabricant et exportateur
Proportion des ventes : 20% pour domestique, 80% à l’export (Europe, Amérique, Australie)

Membres actuels
– Département de la promotion des exportations
– Chambre de commerce
– La Fédération des industries thaïlandaises
Nord Artisanat Association des fabricants et des exportateurs

Ils avaient un site mais il est fermé

Thaïlande : la mauvaise réputation des touristes chinois

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Touristes Chinois en Thaïlande

Des temples de Louxor aux hôtels parisiens, les touristes chinois ont acquis, à tort ou à raison, une solide réputation de gens aux mauvaises manières. Mais c’est peut-être en Thaïlande qu’ils sont le plus décriés. Avec près de cinq millions de touristes, la Chine représente cependant la plus importante manne financière pour la Thaïlande.

L’an dernier, certains touristes chinois ont été liés à une longue série d’incidents, photographiés ou filmés, puis répercutés sur les réseaux sociaux. Il y a eu toute une controverse à propos de l’utilisation inappropriée des toilettes à l’intérieur d’un temple bouddhique du nord de la Thaïlande. Le gérant du temple a même été jusqu’à interdire pendant une courte durée l’entrée du temple aux Chinois. Parmi les autres incidents, un Chinois qui frappe du pied une cloche dans un temple bouddhique – ce qui représente une très grave offense pour les Thaïlandais – ou encore, des demoiselles chinoises faisant sécher leurs sous-vêtements sur les sièges de l’aéroport.

Il existe un contraste assez frappant entre d’une part l’attitude culturelle en Thaïlande, qui, généralement met en avant le respect et la discrétion et, d’autre part, la décontraction bruyante des Chinois. Cela concerne souvent des atteintes à des lieux religieux, auxquelles les Thaïlandais sont très sensibles. Cela semble montrer, en outre, à quel point le bouddhisme est tombée en désuétude en Chine.

Le tourisme maintient l’économie thaïlandaise

Mais la contribution financière des touristes chinois à l’économie thaïlandaise étant significative, certaines actions ont été entreprises pour améliorer la situation. Les Chinois représentent désormais 20% des touristes en Thaïlande. Or, le tourisme est l’une des rares activités économiques qui se maintient dans le royaume. La junte thaïlandaise veut donc maintenir et même augmenter le nombre de Chinois visitant le pays, mais en limitant l’impact négatif. Parmi les mesures prises, la publication en près de 100 000 exemplaires d’une brochure distribuée aux touristes chinois, laquelle dit par exemple qu’il ne faut pas crier dans un lieu public ou qu’il faut enlever ses chaussures à l’entrée des temples bouddhiques.

Le gouvernement chinois s’est emparé du problème

Les autorités chinoises, bien conscientes du problème, ont aussi lancé des campagnes de relations publiques pour éduquer leurs citoyens sur l’étiquette à respecter lorsque l’on voyage à l’étranger. Quant aux récidivistes, ils sont l’objet d’un contrôle spécifique par Pékin. Beaucoup d’internautes chinois déplorent aussi la conduite de leurs compatriotes malpolis, lesquels, disent-ils, ne représentent qu’une minorité.

Les pays occidentaux ayant plus ou moins boycotté la Thaïlande depuis le coup d’État de l’an dernier, celle-ci s’est fortement rapprochée de la Chine. Économiquement d’abord, la Chine va construire un train à grande vitesse à travers le pays, mais aussi politiquement et même militairement, la marine thaïlandaise étant sur le point d’acheter trois sous-marins de fabrication chinoise.

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150709-thailande-chine-chinois-tourisme-mauvais/ Avec leur correspondant à Bangkok,  Arnaud Dubus

Pourquoi le monde laisse t-il mourir les Rohingyas ?

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Pourquoi le monde laisse t-il mourir les Rohingyas ?

Ce vendredi, le « Sommet spécial sur la migration illégale dans l’océan Indien » s’est tenu à Bangkok, avec des représentants de 17 pays impliqués dans le processus de Bali sur la traite des êtres humains, des ONG, des observateurs (Japon, Suisse, USA). Une occasion de se frotter au cirque médiatique du hard news en Asie et de se faire une idée sur ce genre de rencontres internationales qui ponctuent l’actualité. Aussi, je voulais savoir s’il y avait une chance que le sort des Rohingyas s’améliore grâce à ce focus, après avoir visité Ranong, une des plaques tournantes du trafic de migrants dans le golfe de Thaïlande il y a quelques mois. La réponse est non, car tant qu’ils ne sont pas reconnus comme êtres humains avec des droits, rien ne changera.

J’arrive vers 15h30 à l’hôtel de luxe Anantara Siam, au coeur de Bangkok, ayant fait l’impasse sur le discours d’ouverture du ministre des Affaires étrangères le matin, plein d’expressions vaguement humanistes, disponible via ce lien (en anglais). Le message principal est qu’il faut se “partager le fardeau“. Environ 400 journalistes dont 100 caméras sont massés dans les salons du palace, par terre, dans les canapés, affairés à écrire leur histoire d’avance où il n’y aura plus qu’à remplir les blancs avec la petite phrase du Birman intransigeant, de l’Américain volontariste ou du Thaï placide, qui deviendra le titre de tous les articles du monde dans quelques heures grâce au pouvoir des agences de presse. La rencontre a lieu à huis-clos et il faut attendre la conférence de presse en fin d’après-midi pour boucler la journée. Je discute avec Phil Robertson, d’Human Rights Watch, machine médiatique. Tous les journalistes le connaissent et l’interviewent constamment sur les problématiques humanitaires d’Asie du Sud-Est car il sait tout et parle vrai. C’est lui qui a inventé l’expression “ping-pong humain” pour parler des bateaux de migrants rohingyas et bengalis que personne ne veut laisser débarquer sur son sol. Son organisation n’a pas été conviée à la discussion, les seules ONG représentées sont l’UNHCR (Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies), l’UNODC (Agence des Nations unies de lutte contre les drogues et le crime) et l’OIM (Organisation internationale des migrations). Human Rights Watch n’étant pas en odeur de sainteté en Thaïlande à cause de leurs rapports sans concession, leur site internet est régulièrement bloqué par le gouvernement. Nous discutons les raisons qui font que personne dans la région n’est franchement disposé à aider ces migrants :

  • La Thaïlande est régie depuis un an par une junte militaire, arrivée au pouvoir il y a un an après le coup d’Etat perpétré par le général Prayuth Chan-o-Cha (Chroniques), et le pays ne jouit ni de Constitution, ni de droits civiques, ni de justice civile. Le Général, qui jouit lui de tous les pouvoirs, répète qu’il ne veut pas être au pouvoir et fait tout pour préparer sa sortie. La perspective d’élections recule toutes les semaines, la dernière annonce les place en septembre 2016. Dans ce contexte, un gouvernement qui se proclame haut et fort intérimaire ne ressent aucune envie ni responsabilité de s’engager sur ce champ, social, politique, humanitaire, aux conséquences à court, moyen et long terme.
  • Depuis les années 1970, la Thaïlande a été un pays d’accueil pour des centaines de milliers de réfugiés fuyant la crise indochinoise. Plus de 120 000 personnes issues des minorités ethniques ou de l’opposition politique, qui ont fui la Birmanie dans les années 90 lors du tournant nationaliste du pays aux mille pagodes, vivent toujours dans ces camps le long de la frontière (en bas de page). Une situation stagnante, mélange de misère, d’économie informelle, de blocage administratif, sévit dans ces camps depuis plus de 20 ans. Un schéma que la Thaïlande est peu pressée de répéter dans le sud avec les Rohingyas et les Bengalis.
  • La plus taboue des raisons est sûrement que des communautés entières et nombre d’officiels haut-placés en Birmanie, Bangladesh, Thaïlande, Malaisie tirent un profit phénoménal du trafic humain, comme l’a révélé Jonathan Head dans une enquête de la BBC qui part sur les traces de ce business, du port à la jungle. Un journaliste d’investigation bengali originaire de Cox Bazar, une des principales sources de l’exode, me confie : “Les circuits du trafic humain au Bangladesh sont les mêmes que ceux de la drogue -le yaba-, et les armes. Alors il faudrait faire tomber tout ça mais personne ne va mettre ses mains là-dedans.” Les arrestations médiatisées se multiplient à Ranong, ainsi que la découverte de camps mouroirs dans la jungle, où les trafiquants thaïs et malays enferment et torturent les migrants débarqués des bateaux pour faire payer une rançon de 2000 à 3000 $ aux familles au pays. Le même système dont sont victimes les Erythréens dans le désert libyen sur le chemin vers l’Europe, qui meurent fouettés dans des cases quand leurs proches ne peuvent pas payer.
  • Dernière raison, les Rohingyas sont musulmans et dans ce pays bouddhiste jusqu’à la moelle, à 94%, ils ne suscitent que peu de compassion. Surtout à cause du sentiment d’insécurité dû à l’insurrection qui fait rage dans le sud profond à la frontière malaisienne, depuis des années, invisible, brutale, entre l’armée et une guérilla musulmane muselée et massacrée. Au plus fort de la crise des boat people, les violentes réactions et la désinformation sur les réseaux sociaux sont incroyables. Un éditorialiste thaï se dit effrayé et triste par le manque de cœur de ses pairs dans une chronique largement partagée. En Birmanie, les Musulmans sont également soupçonnés d’être de potentiels terroristes, dans une armée qui n’existe pas (enquête The Intercept).
  • Aung San Suu Kyi reste muette, s’étant même attirée une remarque du dalaï-lama qui pense qu’il faudrait peut-être dire, et pourquoi pas faire, quelque chose à un moment. Les Rohingyas sont considérés comme la minorité la plus persécutée au monde par l’ONU et toujours aucune réaction de la part du Prix Nobel de la Paix sur le traitement qui leur est réservé dans l’Etat de Rakhine (reportage en Birmanie). Peut-être après les élections, prévues en novembre ?
  • Le Bangladesh prévoit tout simplement de déplacer tous les Rohingyas qui vivent actuellement dans des camps le long de la frontière birmane sur une île dans la baie du Bengale, Hatiya Island. Il y a quelques jours, Sheikh Hasina, la Première ministre a qualifié les Rohingyas de “malades mentaux” dans une intervention publique. En 2012, elle a déclaré à Al-Jazeera qu’ils n’étaient “pas de sa responsabilité” et que le Bangladesh était déjà “un pays surpeuplé“.

Le contexte étant posé, revenons-en au sommet, qui se finit avec une heure de retard “à cause d’un problème de photocopies de documents“, à savoir le résumé des décisions de la journée. Je ne trouve pas le stand censé distribuer les accréditations presse, aucun officiel dans les couloirs, le personnel de l’hôtel ne sait pas. Je demande à un groupe de jeunes journalistes thaïs, ils me tendent sans hésiter le badge d’un de leurs collègues, un simple bout de papier où est inscrit “Presse” en anglais et en thaï : “On en a eu trop, pas de souci“. La rédactrice TV, une jeune fille musulmane originaire de Bangkok, porte un voile blanc à dentelles. Elle me demande ce que je pense de la situation et de la haine de l’islam, je lui dis que ce n’est pas propre à l’Asie car ce que j’ai entendu en Thaïlande, je l’ai entendu dans la bouche de Grecs, Français ou Allemands à propos des migrants maghrébins et sub-sahariens en dérive dans la Méditerranée. Je l’ai entendu au bar mais aussi à des tribunes politiques car après tout, la religion n’est qu’un prétexte accepté dans un monde qui recrache ses pauvres hères ayant le malheur de cumuler indigence et peau trop sombre.

Peuple Rohingya Déplacé État De Rakhine
Peuple Rohingya Déplacé État De Rakhine

Ne pas froisser les Birmans

Toute la journée, les participants ont bien veillé à ne pas prononcer le mot Rohingya pour ne pas froisser les Birmans, pour qui c’était une condition de leur participation. Ce peuple, 1,3 million de personnes, n’est pas reconnu officiellement et n’a aucun droit. Le matin ils ont déjà été échaudés par la remarque de Volker Türk (UNHCR) qui a mis sur la table subtilement la question de la citoyenneté. U Htein Lin, chef de la délégation birmane, a rétorqué : “Nous pointer du doigt ne mène nulle part. Vous devriez être mieux informés à l’ONU”. Ambiance.

Après le sommet, place à la conférence pour les journalistes, menée par deux interlocuteurs l’un après l’autre. Norachit Sinhaseni, secrétaire permanent auprès du ministre des Affaires étrangères de Thaïlande, répond aux questions de façon laconique : “Comment pouvez-vous nous convaincre que ce meeting n’était pas seulement cosmétique, au vu du peu de résultats ?” – “Je n’ai pas à vous convaincre de quoi que ce soit, un meeting n’est pas un miracle” / “Combien de migrants sont toujours en mer ?” ” Nous ne savons pas exactement, c’est difficile de faire la différence entre les bateaux de pêche et ces embarcations qui transportent des gens” / “Les Birmans sont-ils d’accord avec les conclusions du sommet ?” – “Ils ont signé le papier”… Il ne faut pas oublier que nous sommes dans une région dirigée par des régimes autoritaires et que c’est déjà considéré comme une bonne chose que ces gens se soient réunis et encombrés d’un compte-rendu à la presse. Comme le souligne l’ONU, qui salue poliment “un début positif“. Puis Anne Richard, pour la délégation américaine, prend le relais. Elle a l’air d’avoir pris les choses en main et se risque pour la première fois de la journée à prononcer le mot “Rohingyas” en répondant à une question. Elle dit aussi “Les migrants ne devraient pas être pris pour des criminels et devraient être autorisés à se déplacer légalement”.

Américains et États-Unis

Les Américains sont désormais autorisés à utiliser les bases aériennes thaïes, ce qui était sujet à controverse pour une question de souveraineté et d’ingérence, ainsi que l’aéroport de Subang en Malaisie, pour lancer des opérations de recherche par air et en mer. Les Thaïs annoncent mettre en place des plate-formes flottantes et campent sur leurs positions : de l’aide d’urgence en pleine mer (nourriture, eau, gasoil) mais plus de débarquement sur ses côtes, même si les migrants ne veulent plus continuer le voyage au vu des conditions. La Malaisie et l’Indonésie acceptent d’accueillir quelques milliers de migrants sur leur territoire pendant un an, en plus des 3000 déjà débarqués lorsque la Thaïlande a brutalement changé sa politique il y a quelques semaines. Le pays a alors repoussé tout bateau porteur d’humains trafiqués, après le scandale de la découverte des camps mouroirs dans la jungle du sud.

Les États-Unis annoncent un don de 3 M US $ à l’OIM, sur les 26 M US $ requis pour gérer la crise ainsi qu’un projet de relocalisation permanente de milliers de Rohingyas sur son territoire, rappelant qu’ils accueillent plus de réfugiés tous les ans que tous les pays réunis (70 000 environ). Mais pour ça, il faut que les agences internationales aient accès à ces migrants, qui doivent vivre dans des conditions décentes, pour pouvoir faire le “tri” entre réfugiés économiques, demandeurs d’asile, réfugiés politiques, etc. Souvent un réfugié économique, qui a traversé la frontière illégalement de son plein gré devient une victime de trafic humain lorsqu’il est kidnappé et doit verser une rançon sous peine de disparaître dans une fosse commune de la jungle tropicale. Pour démêler ces destins, les autorités doivent collaborer honnêtement avec les partenaires humanitaires mais le dialogue est encore difficile, la plupart de ces pays n’ayant pas signé la Convention relative au statut de réfugié. Surtout, la confusion est largement entretenue car la communauté internationale a bien plus de devoirs envers un réfugié politique qu’un réfugié économique. Il est plus commode d’étiqueter tout le monde “pauvre migrant à la recherche d’un travail” que “personne en danger de mort à cause de son origine” car sinon il faudra commencer à avoir des discussions diplomatiques sérieuses dont personne ne veut. Un processus de relocalisation est une solution à long-terme qui prend au moins un an, mais pour l’heure il faut mener activement des recherches. Phil Robertson réagit dans le Los Angeles Times : “Le problème, c’est qu’en cherchant, on trouve et ces pays veulent bien participer mais préfèrent que ce soit le voisin qui trouve les bateaux plein de migrants car c’est lui qui en sera responsable. C’est comme une chasse aux oeufs de Pâques où personne n’a envie de trouver les œufs”. 

Le fossé entre ce qu’attend l’opinion publique “éclairée”, les victimes, les médias, et le peu de réponses apportées est gigantesque face à ce nouveau drame de boat people. Les opérations de secours se mènent à reculons, après une grosse pression internationale et à part l’Australie qui a annoncé verser quelques millions de dollars à l’État de Rakhine en Birmanie et Cox Bazar au Bangladesh, personne n’a vraiment voulu se pencher trop près sur “les causes de l’exode“. Il faut sauver ces milliers de gens, coincés en mer, emprisonnés dans la jungle, Rohingyas, Bengalis, maintenant. Puis mettre au point des circuits de migration qui ne les condamnent pas inévitablement à l’exploitation et la misère, en faisant tomber des têtes et des réseaux. Enfin rendre leur contrée d’origine plus supportable, politiquement, culturellement, économiquement pour éviter que ces dizaines de milliers de personnes se jettent faute de mieux sur l’infernale route de l’exode.
Toutes ces mesures sont inscrites noir sur blanc dans les conclusions du sommet mais au vu de la réalité des négociations, qui va vraiment vérifier qu’elles soient vraiment appliquées par quiconque, une fois les lumières du show éteintes ?

Pour aller plus loin :

Témoignages de migrants rohingyas recueillis par Human Rights Watch

Le communiqué d’Amnesty International avant le sommet qui appelle à une action immédiate.

Un reportage du Time auprès de Rohingyas réfugiés au Népal, qui préfèrent rester dans un pays violemment fragilisé par le séisme du 25 avril plutôt que rester en Birmanie.

“Nous les innommables – Un tabou birman” : Le livre de la journaliste Sophie Ansel, spécialiste du sujet.

Paru sur Mediapart

La laque en Thaïlande – Origine

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La laque en Thaïlande – Origine

11 photos – La laque est en une matière visqueuse qui est extraite des arbres et/ou arbustes Térébinthacées (ou Anacardiaceae).

état naturel de la laque
état naturel de la laque
extraction de la laque
extraction de la laque

Origine de la laque

La laque est un art pratiqué en Chine depuis 3000 ans, puis elle s’est répandue dans toute l’Asie du Sud-Est. A l’origine elle servait à protéger les objets en les imperméabilisant principalement pour les cercueils, elle servit aussi de colle. D’origine elle est noire ou rouge, mais on lui ajouta des pigments pour la colorier. La Thaïlande a développé son propre art de la laque.

Application de la laque

Elle est appliquée à l’état liquide en multiples couches (traitées dans les billets suivants). Les objets sont dans des matériaux divers : bambou, bois, feuilles de palmier, métal, cuir…

Dans les temples de Thaïlande

On peut voir dans les temples de Thaïlande, souvent anciens, des meubles laqués : ces meubles sont en laque noire, décorés de feuille d’or appliquée ; ces feuilles sont plaquées à la main sur les parties dessinées auparavant, les feuilles d’or elles mêmes découpés, le sujet est traité avec la précision de photos prises sur place dans les gestes précis des ouvriers.

meubles anciens laqués dans les temples
meubles anciens laqués dans les temples
meubles anciens laqués dans les temples
meubles anciens laqués dans les temples

On peut voir les objets laqués modernes dans des salles d’exposition destinées à la vente

Hong-Kong : les anti-occupy imbéciles !

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Il s’est passé ici quelque chose d’assez drôle. Un groupe d’anti-Occupy (même si le mouvement s’appelle maintenant ‘Umbrella revolution’, puisqu’il déborde de loin le premier mouvement ‘Occupy Central with Love and Peace’ organisé par des universitaires, ceux qui sont contre s’appellent eux-mêmes encore ‘anti-Occupy Central’) sont venus manifester à la Chinese University pour demander la démission du patron de l’université.

Il s’agit de Joseph Sung, un médecin qui a joué un rôle important pendant l’épidémie de SRAS et que TOUT LE MONDE respecte et aime (c’est un très bon calligraphe en plus).

Or, le titre des patrons d’université à Hong Kong est ‘vice-chancelor’, celui de ‘chancelor’ étant un titre honorifique réservé au chief executive (et au gouverneur pendant l’époque coloniale). Ces abrutis d’anti-Occupy, montrant bien le niveau d’ignorance et d’imbécilité général qui règne dans leurs rangs, exigeaient la démission du ‘chancelor’ de l’université. Ils étaient entourés d’un énorme groupe d’étudiants qui ont tout de suite approuvé, applaudissant bruyamment à l’idée que CY Leung (Leung Chun-ying) démissionne de son poste. Ne comprenant pas la gaffe qu’ils venaient de faire, les anti-Occupy étaient très contents, et un peu surpris, de se voir approuvés par ceux qu’ils prenaient pour des ennemis. Très désolé d’avoir loupé ça ! le campus est immense, mais c’est passé sur Facebook.occupy hong-kong

Il y a une semaine des fuites ont révélé que CY Leung avait reçu d’énormes pots-de-vin d’une firme australienne. Bien sûr il s’en défend en essayant de montrer que tout est très légal (le conseil législatif vient de rejeter la possibilité d’une enquête, les fumiers !). Mais tout le monde pense que cette ‘fuite’ a été provoquée par Pékin, ça leur permettrait de lui demander de partir en sauvant la face : s’il est corrompu, c’est exactement le genre de personnes que Xi Jinping veut pourchasser, et le parti communiste pourra satisfaire au moins une demande des manifestants sans avoir aucune raison de vraiment parler de démocratie.

Ma crainte : s’ils arrivent à faire partir CY Leung de cette façon et que les manifestations continuent (et comme le problème est bien plus grave que CY Leung : son départ ne résoudra ni le problème de la démocratie, ni celui structurel du choix d’une économie purement néolibérale qui a créé tant d’inégalités et de souffrances ici), ça pourrait aussi donner à Pékin une excuse pour faire intervenir l’armée populaire de libération. Et si cela arrive, ce sera Tiananmen à nouveau. Mais j’anticipe et je noircis : s’ils font ça, c’en sera fini de Hong Kong et de tous les immenses avantages que l’ancienne colonie pourvoit à la Chine en général et à ses milliers de fonctionnaires corrompus.

Autrement, aucune accalmie entre la police et les manifestants, la police recommence à utiliser les ‘pepper spray’, à tabasser et à arrêter n’importe qui (ils ont même arrêté une journaliste américaine de Fox News qui prenaient des photos debout sur une voiture ; honnêtement, connaissant Fox News et leur position politique, ça appartient à l’une des pires personnes du monde, Rupert Murdoch, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire).

Peut-être un petit petit espoir : le gouvernement a accepté de s’asseoir et discuter avec les manifestants. Ils ont demandé un médiateur qui est le représentant de tous les vice-chancelor des universités. On verra, mais la dernière fois que le gouvernement a accepté de parler, ils ont tout de suite rompu leur promesse et ont reporté à une autre fois. Impossible de leur faire confiance, et de toute façon ils ont déjà annoncé que le ‘framework’ défini par le ‘National Party’s Congress Standing Committee’. Aucun véritable espoir donc.

Frank Vigneron sur le blog de Paul Jorion

Le pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi

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Le pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi

14 photos – Le pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi est le témoin de l’occupation japonaise qui sévit à partir des années 1930 ; les Japonais commencèrent par occuper la Mandchourie (Nord-Est de la Chine) et descendirent toute la Chine jusqu’à la Birmanie dont la frontière est au bout Ouest de la Thaïlande sur la rivière (Yai) Kwaï, la Thaïlande n’ayant elle jamais été occupé (ni colonisée). La Birmanie était colonie britannique.

Construction du pont

Ce pont fut construit par les prisonniers et des travailleurs forcées par les Japonais, ils étaient asiatiques et Anglais. Ils étaient tous mal traités par l’armée japonaise. Il y eut énormément de morts du fait de ces mauvais traitements et aussi des maladies tropicales.

Le livre : le pont de la rivière kwaï

Un livre “Le pont de la rivière Kwaï” fut écrit pour mémoire par Pierre Boule en 1952, qui vécut dans la région, il reçut le prix Sainte-Beuve. Un film en fut tiré en 1957 sous le même nom, réalisé par David Lean.

Album photos

On voit ici le pont où passe encore un train. Vous pouvez aussi voir la plaque noire où est inscrite l’histoire vraie et un symbole rouge pour la paix.

 

Hong Kong : les pro-démocratie visés par des contre-manifestants

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Dans plusieurs quartiers, des habitants s’en sont pris aux manifestants pro-démocratie et ont tenté de démonter leurs barricades.

Le mouvement pro-démocratie à Hong Kong semblait s’essouffler, vendredi 3 octobre, au lendemain de la conclusion d’un accord avec les autorités et alors qu’éclataient de nouveaux incidents entre manifestants et une partie des habitants de l’île.

Alors que, jeudi soir, les représentants des étudiants ont annoncé qu’ils acceptaient la proposition de dialogue faite quelques heures plus tôt par le gouvernement, une bonne partie des manifestants ont quitté durant la nuit les abords du siège du conseil législatif et de l’exécutif local qu’ils occupaient. Vendredi matin, seuls une centaine de manifestants restaient sur place.

Dans plusieurs zones de la ville, des militants pro-démocratie ont été pris à partie par des habitants les accusant de mettre en danger l’économie locale. À Mong Kok, quartier commerçant situé en face de l’île de Hong Kong et lieu de rassemblement du mouvement, une contre-manifestation s’en est prise à un groupe de 200 manifestants et a tenté de démonter les barricades installées. La police a dû intervenir pour séparer les deux groupes.

Des affrontements entre manifestants et contre-manifestants ont également eu lieu à Cause Bay, autre grand quartier commercial.

Des-dizaines-milliers-Hongkongais-manifeste-lundi-1er-juillet-lors-anniversaire-retrocession-colonie-britannique-Chine
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Le mouvement pro-démocratie doit également faire face à un durcissement de ton de la part des forces de l’ordre, qui menacent de plus en plus précisément de recourir à la force. Le week-end dernier déjà, les policiers avaient pour la première fois fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements. Jeudi soir, les forces de l’ordre ont ostensiblement déchargé, sous les yeux des manifestants, des caisses de balles en caoutchouc. « Le gouvernement et la police appellent ceux qui sont rassemblés aux abords du quartier général de la police, du CGO et du CEO à ne plus bloquer leurs accès et à se disperser le plus pacifiquement possible », appelait un communiqué des autorités diffusé quelques heures après l’annonce de l’accord.

Les étudiants, à la pointe du mouvement, avaient lancé un ultimatum aux autorités en exigeant la démission avant jeudi minuit du chef de l’exécutif local, Leung Chun-ying, et l’ouverture de négociations en vue de l’organisation d’élections libres à Hong Kong en 2017. Sans surprise, le gouvernement avait rejeté ces demandes, tout en proposant aux étudiants l’ouverture d’un dialogue avec la secrétaire en chef de son gouvernement, une proposition acceptée par les représentants des manifestants.

Source : Mediapart
voir aussi La Croix

Malades et vieux le plus fort est le gout de voyager

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Malades et vieux

Pire que moi existe, je l’ai rencontre hier. Elle, un peu plus de 80 ans, lui 85 est atteint d’une maladie de cœur et surtout d’un cancer généralisé, peu importe jusqu’au bout ils parcourent l’Asie.

Il y a trois ans son médecin lui laissait entendre qu’il ne lui restait plus que 6 mois, son cancer de la prostate, pris un peu tard, s’était généralisé ; cela ne l’empêcha pas de partir, comme d’habitude vers l’Asie, et surtout cette Chine qu’il aime et admire. Un peu plus tôt il avait fait un infarctus grave en Chine, dans un village perdu, puis rapatrie sur la ville la plus proche, une femme médecin chinoise l’avait veille jour et nuit, auscultant ses pouls plusieurs fois par heure elle l’avait sauve ; plus tard direction Hong Kong puis la France : aussitôt rétabli, il repartit avec sa femme.

Ils sont en pleine forme, je peux vous l’affirmer, à le voir personne n’imaginerait son état, sa tête est claire, une canne car un genoux opéré il y a peu, ils sont pleins de projets pour cette année. Il sont reste 3 mois en France cet été, ils n’ont plus de “chez eux” en France, ils vont d’amis en hôtel, leurs affaires repartis chez les uns les autres.

Voyager en Asie

Nous nous trouvons d’accord sur bien des points, la Chine est leur point de mire, un peu comme moi, sauf qu’ils l’ont fréquente souvent dans de longues périodes ; ils me décrivent les Chinois chaleureux et cultives, bien plus que les Thaï, ils seraient prêts a m’entrainer sur ces routes, pour l’instant j’ai un autre projet (Na Trang), on verra plus tard.

Comme moi ils se moquent des Occidentaux “illuminés” adeptes d’un bouddhisme qui n’existe pas, comme moi ils disent que Bouddha est déifié par les Asiatiques ; comme moi ils se moquent des adeptes de médecines douces, comme moi ils pensent que les drogues fiers de leurs achats sont fous de risquer 20 ans de tôle quand ils ne meurent pas d’overdose sur place ; comme moi ils ont choisi de ne pas aller en Inde.

Autodidacte comme moi, épris de justice, nous nous sommes guides dans nos recherches et lectures selon notre curiosité notre avidité de comprendre les autres cultures, d’observer les différences et les constantes de l’Humain partout sur la planète. Un “instruit” classique a été mis sur des rails des l’adolescence et il ne les quitte pas ; ses maitres lui ont donne des bases qu’il garde siennes, alors que l’autodidacte est libre d’aller ou bon lui semble dans ses apprentissages, au gré de son désir.

Et même si nos routes diverges, nous resterons en contact, je pense à elle qui bientôt sera seule ; comme moi aussi des enfants qui jugent, qui ne prennent plus de nouvelles, qui s’en foutent si en vie ou mort…

Dire son âge surtout à plus de 60ans en Asie

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Dire son âge surtout à plus de 60ans en Asie

Voilà  une chose qui est très différente en Occident et en Asie. Au Vietnam ils ont 7 manières de s’adresser à quelqu’un (je crois 5 en Thaïlande et en Chine), nous n’en avons que 2 : tu pour la familiarité, vous pour le respect, imaginez 5 ou 7 pronoms différents.

Nous sommes donc “classés” selon la hiérarchie d’honorabilité et ce serait (presque) le contraire de chez nous : plus on est vieux plus on est honorable et donc ils ont besoin, très vite, de connaître notre âge.

En France, au quotidien, personne ne tient compte du fait que vous avez vécu le nombre d’années correspondant à votre âge. Le chiffre est plutôt jugé (évidemment) comme l’incapacité que vous avez à comprendre les choses, inversement proportionnel. Peu pensent que je puisse travailler quotidiennement avec l’informatique depuis 1985 et internet 1997, ils “savent” tous que (forcément) je ne sais rien de tout ça (ah les cons) ! Inlassablement il faut répéter, expliquer que nous en savons peut-être plus qu’eux les 40/50 ans qui sont les plus méprisants, parce que tout simplement nous avons commencé plus tôt et pratiqué l’informatique et internet plus longtemps qu’eux.

Voilà un exemple précis vécu par mail pour ma réservation de guest house à Chiang Mai. A diverses réponses à mes mails, j’en sélectionne une et comme ils me proposent des treks voilà une bonne raison de dire quel âge j’ai : 68 ans, effectivement ils me répondent en m’appelant “aunt” (tante) ils ont fait un mixte me semble-t-il de leur coutume et des nôtres en ne m’appelant pas grand-mère qui aurait été plus adapté.

Garder l’habitude de dire son âge

Finalement j’ai gardé l’habitude de dire mon âge en France pour diverses raisons :

  • les gens ne savent pas se représenter la vieillesse, ils raisonnent encore comme dans les années 50 où la vieillesse commençait à 60 ans (quoique pas pour tous), actuellement comme me l’a si bien dit chiendent, on est vieux à 80 ans
  • finalement je suis assez fière de mon état mental et physique, par fierté qu’ils sachent tous ceux que je croise souvent ils en sont déstabilisés
  • j’en profite pour faire remarquer que je n’ai plus la cinquantaine, âge où le corps répond à toute demande, mais proche de 70, la tête veut plus que le corps ce que les Occidentaux ne savent pas ils me voient acter mes désirs de faire dans ma boutique, ils ont un temps d’arrêt pour réfléchir mais, dommage, ne me communiquent pas ce qui se passe dans leur tête

Une remarque : pour les employeurs on est vieux à partir de 50, mais pour élire son Président Sarkozy est un jeunot va savoir, quant aux retraités à 50 ans (sauf pour les mineurs et autres métiers durs) : sans commentaire, ou si, que vont-ils faire entre 50 et 80 ? entamer une nouvelle carrière ?