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Musée de la Paix à Ho Chi Minh ville

Le Tank Vietnamien entrant pour la libération

Musée de la paix

Origine de la guerre au Viet Nam

Malgré de nombreux soulèvements nationalistes, les Français maintiennent leur contrôle sur le territoire vietnamien (depuis 1858) ; dans les années 1930, le Parti communiste indochinois, dirigé par Nguyen Aï Quoc, futur Hô Chi Minh, organise à son tour des insurrections, durement réprimées.

Les nationalistes vietnamiens modérés et l’empereur Bảo Đại tentent d’obtenir par la négociation une autonomie accrue, mais n’ont pas plus de succès. En 1945, le Japon, qui occupait l’Indochine française depuis 1940, démantèle l’appareil colonial français pour prendre le contrôle du territoire.

La reddition japonaise, quelques mois plus tard, permet au Việt Minh, front nationaliste dirigé par le Parti communiste de Hô Chi Minh, de prendre le pouvoir lors de la révolution d’Août.

Les Français ne parviennent que progressivement à reprendre le contrôle de l’Indochine ; Hô Chi Minh, dont le pouvoir est encore très fragile, tente la voie de la négociation, mais les pourparlers achoppent et, fin 1946, le conflit larvé débouche sur la guerre d’Indochine.

Les Français réorganisent le pays, unifiant les trois territoires au sein de l’État du Viêt Nam (Quốc gia Việt Nam/) dirigé par Bảo Đại ; le soutien de la Chine permet cependant au Việt Minh de prendre militairement l’avantage.

La défaite de Diên Biên Phu

Après leur défaite lors de la bataille de Diên Biên Phu (Chiến dịch Điện Biên Phủ/), les Français renoncent à poursuivre un conflit ingagnable sans le soutien des américains, encore affaibli par la guerre de Corée et, lors des accords de Genève de 1954, reconnaissent l’indépendance de la partie nord du pays.

Le Viêt Nam demeure cependant provisoirement divisé en deux, les communistes ayant le contrôle du Nord et le gouvernement de Bảo Đại celui du Sud. Ngô Đình Diệm, premier ministre du Sud, refuse le référendum prévu par les accords pour réunifier le pays et prend le pouvoir, évinçant Bảo Đại et proclamant la république. Deux États ennemis, la République démocratique du Viêt Nam au Nord (Việt Nam Dân chủ Cộng hòa) et la République du Viêt Nam au Sud (Việt Nam Cộng hòa/) se font désormais face, le Viêt Nam devenant l’un des fronts les plus chauds de la guerre froide.

Intervention des États-Unis

Les États-Unis, désireux d’endiguer la progression du communisme en Asie, se substituent aux Français comme protecteurs du Sud Viêt Nam et aident Diệm à combattre l’insurrection communiste. Mais l’autoritarisme croissant du président sud-vietnamien le rend de plus en plus impopulaire ; en 1963, avec l’assentiment des Américains, il est renversé lors d’un putsch.

Le Sud Viêt Nam demeure cependant très instable, et de plus en plus menacé par la guérilla du Front national de libération du Sud Viêt Nam (aussi appelé péjorativement Việt cộng par la République du Viêt Nam et ses alliés américains), soutenue par le Nord.

Les Américains soutiennent à bout de bras l’effort de guerre sud-vietnamien et, en 1964, la résolution du golfe du Tonkin donne au président des États-Unis carte blanche pour intervenir au Viêt Nam. L’intervention américaine, ravageant les infrastructures et l’environnement du Viêt Nam, échoue non seulement à mettre un terme à l’insurrection, mais étend le conflit armé au Laos et au Cambodge.

La guerre, à la fin des années 1960, est de plus en plus impopulaire en Occident et les États-Unis cherchent une porte de sortie. De longues négociations aboutissent, en 1973, aux accords de paix de Paris et au retrait américain.

Deux ans plus tard, le Nord Viêt Nam réalise son offensive finale contre le Sud ; le Viêt Nam, désormais entièrement sous contrôle communiste, est réunifié en 1976.

Wikipedia

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