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Hong Kong : les pro-démocratie visés par des contre-manifestants

Dans plusieurs quartiers, des habitants s’en sont pris aux manifestants pro-démocratie et ont tenté de démonter leurs barricades.

Le mouvement pro-démocratie à Hong Kong semblait s’essouffler, vendredi 3 octobre, au lendemain de la conclusion d’un accord avec les autorités et alors qu’éclataient de nouveaux incidents entre manifestants et une partie des habitants de l’île.

Alors que, jeudi soir, les représentants des étudiants ont annoncé qu’ils acceptaient la proposition de dialogue faite quelques heures plus tôt par le gouvernement, une bonne partie des manifestants ont quitté durant la nuit les abords du siège du conseil législatif et de l’exécutif local qu’ils occupaient. Vendredi matin, seuls une centaine de manifestants restaient sur place.

Dans plusieurs zones de la ville, des militants pro-démocratie ont été pris à partie par des habitants les accusant de mettre en danger l’économie locale. À Mong Kok, quartier commerçant situé en face de l’île de Hong Kong et lieu de rassemblement du mouvement, une contre-manifestation s’en est prise à un groupe de 200 manifestants et a tenté de démonter les barricades installées. La police a dû intervenir pour séparer les deux groupes.

Des affrontements entre manifestants et contre-manifestants ont également eu lieu à Cause Bay, autre grand quartier commercial.

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Le mouvement pro-démocratie doit également faire face à un durcissement de ton de la part des forces de l’ordre, qui menacent de plus en plus précisément de recourir à la force. Le week-end dernier déjà, les policiers avaient pour la première fois fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements. Jeudi soir, les forces de l’ordre ont ostensiblement déchargé, sous les yeux des manifestants, des caisses de balles en caoutchouc. « Le gouvernement et la police appellent ceux qui sont rassemblés aux abords du quartier général de la police, du CGO et du CEO à ne plus bloquer leurs accès et à se disperser le plus pacifiquement possible », appelait un communiqué des autorités diffusé quelques heures après l’annonce de l’accord.

Les étudiants, à la pointe du mouvement, avaient lancé un ultimatum aux autorités en exigeant la démission avant jeudi minuit du chef de l’exécutif local, Leung Chun-ying, et l’ouverture de négociations en vue de l’organisation d’élections libres à Hong Kong en 2017. Sans surprise, le gouvernement avait rejeté ces demandes, tout en proposant aux étudiants l’ouverture d’un dialogue avec la secrétaire en chef de son gouvernement, une proposition acceptée par les représentants des manifestants.

Source : Mediapart
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