Le pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi

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kwae/Kwaï en thaï

14 photos – L’occupation japonaise sévit à partir des années 1930 depuis la Mandchourie (Nord-Est de la Chine) jusqu’à la Birmanie dont la frontière est au bout Ouest de la Thaïlande sur la rivière (Yai) Kwaï, la Thaïlande n’ayant elle jamais été occupé (ni colonisée). La Birmanie était colonie britannique. Ce pont fut construit par les Japonais qui employa des prisonniers et des travailleurs asiatiques forcées, ils étaient tous mal traités par l’armée japonaise. Il y eut énormément de morts du fait de ces mauvais traitements et aussi des maladies tropicales. Un livre “Le pont de la rivière Kwaï” fut écrit pour mémoire par Pierre Boule en 1952, qui vécut dans la région, il reçut le prix Sainte-Beuve. Un film en fut tiré en 1957 sous le même nom, réalisé par David Lean.

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Nong Khai au bord du Mékong

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Mékong à Nong Khai

21 photos – Nong Khai est fait de contrastes – ici je ne vous montre que son beau côté, le Mékong lent, des jardins de guest house magnifique de verdures et fleurs, et un mariage typiquement thaïlandais dont sa préparation. C’est là que sont les plus belles photos de guest house ; cette ville se situe le long du Mékong qui nous offre des couchers de soleil (très courts comme sur tous les Tropiques, pas comme chez nous où ils sont très longs) magnifiques se reflétant dans le fleuve ; la guest house où j’étais comportait un magnifique jardin remplit de fleurs, de personnages, et décorations diverses témoignant de la passion de la propriétaire pour son jardin. On peut aussi voir, toujours dans cette ville, une autre guest house prisée par les touristes mutmee. (cliquer sur une photo un diaporama s’ouvre)

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Moeurs et vie quotidienne d’un Thaïlandais

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femmes en conversation dans la rue à Chiang Mai
femmes en conversation dans la rue à Chiang Mai

Pour compléter le billet précédent, il me semble utile de décrire la vie quotidienne pratique d’un Thaïlandais, ses mœurs, sa manière d’être à l’autre (avec quelques comparaisons) :

  • peu de différence entre le dedans et le dehors, ils sont chez eux autant dehors que dedans, c’est pourquoi le lieu d’habitation a moins d’importance que pour nous. Ils sont souvent dehors discutant, autour d’un plat (riz gluant, viande/poisson cuit au charbon de bois, légumes verts crus, ou une soupe, ou du riz garni d’une viande/poisson saucée-épicée) ou d’un verre de bière avec de la glace ou d’alcool à 35° étendu d’eau et de glace, ou ils s’arrêtent pour parler avec les voisins alentours, debout dans la rue par groupe, toujours gais, ce qui fait que les quartiers et les rues sont toujours vivants (sauf dans le quartier sud Silom où sont les tours)
  • l’équilibre alimentaire naturel est en cours de changement, influencé par la nourriture américaine qu’ils fantasment (sodas, sucreries, chips, hot dog) et la minceur naturelle se transforme en obésité des jeunes
  • la moyenne de l’âge de la mortalité est presque identique à celle de la France (79 ans)
  • ils se déplacent toujours lentement (chaleur oblige), marcher vite serait dangereux pour la santé, ils doivent le savoir instinctivement
  • leur perception de la température comporte peu d’amplitude : ils ont froid sous 30 ° et mettent une veste de coton, trop chaud à 35 ° = 5° d’amplitude (nous supportons en France entre 28°>-5° = 33° d’amplitude)
  • la différence est totalement intégrée : beaucoup de transsexuels (maquillés, habillés en femme avec talons ou pas, mettant une poitrine en valeur ou pas), des vieux boitant ou tordus mais actifs, des débiles légers ou dérangés mentalement, toute cette différence humaine est intégrée à la vie quotidienne, chacun étant comme il est ou veut être, mêlés les uns aux autres naturellement, le débile est pris en compte, s’il dérange on lui fait comprendre gentiment, le vieux laisse indifférent autant qu’un jeune ou un trans.
  • on ne crie jamais en Thaïlande, ce serait se déconsidérer, un désaccord se résout rapidement en insistant doucement juste une fois suffit, toujours avec le sourire et détendu (alors que chez nous il faut crier et insister lourdement pour se faire enfin entendre) ; les Occidentaux qui le font sont jugés ridicules, grossiers, méprisés par les Thaïlandais (partout en Asie du Sud-Est)
  • aucune manifestation d’attachement affectif sentimental pour un couple, mais des ami/e/s se tiennent par la main, le sourire se décline selon l’attachement (juste poli ou intense), les deux mains devant la figure pour dire bonjour se fait pour celui que l’on respecte (à la hauteur des yeux pour la haute considération, avec une inclination du corps)
  • les Thaïlandais sont naturellement réservés d’apparence, à ne pas confondre avec une indifférence (ils sont très émotifs), il suffit d’observer la mobilité du visage qui en dit long, pas d’hypocrisie, le respect de l’autre toujours, constant ; et ils sont patients avec tous ces touristes laids, grossiers, criants, démonstratifs dans les rues, ils en voient vraiment de toutes les couleurs, ils doivent se protéger pour résister et se préserver.
  • l’entraide familiale est naturelle (une jeune fille faisant des études et travaillant pour les payer aide sa mère à arracher les légumes par ex. et si elle travaille le patron l’accepte)
  • les fonctionnaires travaillent 8 heures par jour 5 jours/7
  • les autres n’ont pas vraiment de jour de congé, bien que le dimanche soit en activité ralentie
  • ils fêtent leurs fêtes traditionnelles + les nôtres
  • ils ont presque divinisé leur roi… et tous les Thaïlandais ont peur de sa mort (moi aussi), ils pensent que le fils (qui ne s’est jamais intéressé à la vie de son pays) ne sera jamais roi ; ce roi qui a été élevé en Suisse a apporté la notion de démocratie, de progrès social propre à l’Occident, on en voit les grandes différences avec le Vietnam par ex. ; c’est grâce à lui que l’instabilité politique et les dictatures militaires n’ont pas fait trop de mal au pays et ses habitants. On s’attend à de grandes manifestations de tristesses et à des luttes politiques intenses, le tout dans les rues.
  • précision sur la pollution : Bangkok (10 millions d’habitants) et Chiang Mai, qui est dans une cuvette entourée de montagnes, (1,3 millions d’actifs dans la journée) sont très pollués (pas sales : un papier/objet jeté dans la rue est digne d’une contravention de 2000 Bahts), Paris parait avoir de l’air pur à côté (il paraitrait que c’est bien pire en Inde), les sacs plastiques sont généreusement utilisés dans le quotidien.
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    Mariage à Nong Khaï

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    J’étais lové là dans une guest house modeste mais très agréable au bord du Mékong ; une après-midi une intense activité se fit : un mariage se préparait. J’ai pris quelques vidéos, et j’ai eu la chance d’être placé dans l’arrière scène c’est pourquoi vous pouvez voir les poteaux qui tiennent les décors. Désolée elles sont pour quelques unes en surexposition, ou mal éclairées : mon emplacement n’était pas idéal, mais au moins on a l’ambiance générale.

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