Mouvement écologique bouddhiste : ordination d’arbres

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Ordinations des arbres en Thaïlande par des moines

Mouvement écologique bouddhiste : ordination d’arbres

Dans le cadre d’un mouvement environnemental croissant en Thaïlande, un petit nombre de moines bouddhistes se sont engagés dans des projets de conservation écologique.

Ces « moines écologistes » enseignent des pratiques écologiques aux agriculteurs Thaïlandais et critiquent le développement économique rapide à l’échelle nationale (qu’ils considèrent comme l’une des principales causes de la crise environnementale du pays).

Un moine thaïlandais du nord a consacré une ordination d’arbre, adaptée d’un rituel bouddhiste traditionnel, pour renforcer l’engagement des villageois dans ses projets écologiques.

Lire en anglais pour plus de précisions :
https://www.jstor.org/stable/3773845?seq=1#page_scan_tab_contents

Les moines de l’écologie croient que leur religion est intrinsèquement liée à la nature

À une époque où le pape François appelle les chefs religieux à se faire les défenseurs de l’environnement, les moines bouddhistes thaïlandais répondent à l’appel. Par le biais de rituels tels que les ordinations des arbres, les moines intègrent les principes bouddhistes dans le mouvement environnemental afin d’obtenir le soutien de leurs partisans et d’encourager des pratiques durables.

Bien que le bouddhisme soit généralement une religion célèbre pour son détachement de la société, les moines de l’écologie croient que leur religion est intrinsèquement liée à la nature.

Avec une telle influence dans les villages de Thaïlande, les moines bouddhistes utilisent leur position pour ajouter une dimension morale unique au mouvement environnemental.

Lire en anglais pour plus de précisions :
https://news.mongabay.com/2018/08/ecology-monks-in-thailand/

Arbres enturbannés d’écharpes oranges

Voici quelques photos d’arbres enturbannés de tissus orange (la couleur du bouddhisme).

Dans Bangkok, tout particulièrement, la première raison est qu’ils se souviennent que Bangkok était une forêt il n’y a pas si longtemps (2 siècles environ) avant de devenir la capitale polluée de 20 millions d’habitants qu’elle est devenue (et qui s’enfonce dans le fleuve qui traverse toute la Thaïlande du Nord au Sud, le Chao Praya, tous les immeubles sont maintenant construits sur un piédestal, les pauvres habitant sur sa rive dans des maisons traditionnelles en bois vivent dans l’eau jusqu’aux genoux plusieurs mois par an) ils les vénèrent depuis « toujours » en les arrosant, en priant à leur pied, en les décorant de toutes les manières, dont ces grands turbans, que maintenant ils soient récupérés par le mouvement écologique bouddhiste, ma foi pourquoi pas !

Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres
Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres
"Ordinations Ils se sont mis aussi à convaincre les paysans de ne plus faire des monocultures (maïs, riz) comme incité par la grande firme US qui possèdent les « magasins de proximité » partout dans le pays : 7-eleven.

Si vous lisez l’anglais voici une explication en image gif, donc intraduisible – L’ordination d’un arbre : le mouvement écologique bouddhiste en Thaïlande

Début de la diffusion du Bouddha par Açoka, empereur indien

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bouddha temple chiang man

La diffusion du Bouddha commence véritablement avec Açoka empereur maurya

le premier souverain à se convertir. Il décide d’établir un dharma, une loi temporelle inspirée de la loi divine et de faire en sorte que l’ordre humain soit en harmonie avec l’ordre cosmique. Son règne est un âge d’or, pour les bouddhistes un modèle politique. Tout en tolérant les autres religions, il aurait entretenu 64 ooo moines bâtissant monastères et reliquaires. Il est à la fois un conquérant, l’incarnation du souverain bouddhiste idéal et le grand propagateur de la foi. Il patronne un concile, le troisième, qui tente, déjà de clarifier la situation doctrinale : la Samgha, la communauté, est alors divisée en 18 écoles.

bouddha avec dragon temple a chiang mai
bouddha avec dragon temple a chiang mai

Açoka envoie mission sur mission pour convertir d’autres souverains : Antiochos II de Syrie, Ptolémée II d’Égypte, Magas de Cyrène, Antigone Gonatas de Macédoine, Alexandre II d’Épire, partout à travers le monde hellénique, dont lui Açoka est aussi l’héritier. Malgré tout la culture du monde méditerranéen ignorera le bouddhisme et ses idées pendant un temps incroyablement long.

Après cette impulsion, doté du double soutien d’un État puissant et d’une organisation monastique efficace, le bouddhisme emprunte une voie qui le mènera au nord dans les royaumes de Bactriane et de Sogdiane et au sud dans le royaume de Ceylan. Ces deux régions seront bientôt des centres de diffusion de la doctrine et de l’art bouddhique.

Si une tradition veut que des missionnaires d’Açoka

soient parvenu en Birmanie et en Thaïlande, c’est cependant Ceylan qui devient un des hauts lieux du bouddhisme comme elle est le point de jonction des routes de l’Orient et de l’Occident. De plus, la monarchie cinghalaise a une chronique historique qui retrace l’histoire du bouddhisme dans l’île et ses rapports avec le monde extérieur.

bouddha temple chiang man
bouddha temple chiang man

Mahinda, fils d’Açoka, vient lui-même prêcher sur l’île. Sa prédication reçoit un tel succès que bientôt le roi et le peuple se convertissent et que se crée un ordre monastique actif. Ceylan était déjà en contact étroit avec Pataliputra, capitale des Maurya ; les liens des deux royaumes se resserrent encore. Mieux une ambassade cinghalaise demande maintenant à Açoka d’envoyer sa fille Sangamitta Theri pour établir sur l’île un ordre de nonnes, équivalent féminin de l’ordre des bhiksus, les moines mendiants, né après le passage de Mahinda.

Extrait de : La route de la soie, Edith et François-Bernard Huyghe, Payot

Médecine douce par les Occidentaux en Thaï – 2 la médecine

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epices sur marche

Toujours dans cette même veine du retour a la nature qui plane ici (par parenthèse la ville de Chiang Mai est très polluée) je vais vous raconter deux exemples :

A une table de plusieurs femmes et/ou jeunes filles + mecs Français, les commentaires allaient bon train sur les vaccinations. Bien sur contre. Chacune se vantait qu’elle n’avait fait aucun vaccin pour venir ici.

c’est bien connu les vaccins te file la maladie, et puis c’est très dangereux ils mettent que des saloperies la-dedans… j’ai vu des enfants malades a cause des vaccins

on meure aussi de la coqueluche par millions en Afrique par exemple, et la Tuberculose remonte en France, une des causes étant que les enfants ne sont plus vaccinés, et ils en meurent par milliers (comme quand on a colonisé l’Afrique au 19è, et que nous avons aussi importé dans l’Amérique du Sud, nous avons fait ainsi des millions de morts)

….

j’ai eu un vaccin anti-tuberculose petite et ça m’a provoquée une primo-infection, ce qui de fait me protégea de la tuberculose pour toute la vie (c’était années 1940).

Ben tu vois toi aussi t’as eu la tuberculose a cause du vaccin.

Non je n’ai pas eu la tuberculose : mon corps s’est mis naturellement à fabriquer des anti-corps en très grande quantité. On m’a simplement fait passer un mois à la Bourboule. Ma sœur infirmière travaillait a ce moment-la dans un sanatorium…

fin de la conversation.

epices sur marche
épices sur marche

Un autre jour avec d’autres gens :

je ne prends jamais de médicaments chimiques, je me soigne a l’homéopathie ou des plantes, nos grands-mères ne se soignaient qu’avec des produits naturelles

– …et les gens mourraient vers 35/40 ans, actuellement c’est plutôt vers 80 ans… la vie a doublée

Pour me soigner j’ai apporté avec moi que des huiles essentielles dans mes petites bouteilles que j’emmène toujours en voyage. D’ailleurs je vais profiter de mon séjour pour me ravitailler ici. Tiens d’ailleurs j’ai quelque chose pour toi : la cystite se soigne très bien par le santal.

(j’avais en effet à ce moment une cystite carabinée et je n’avais plus de médocs)

Moi, bonne fille, je me dis après tout pourquoi pas essayer, j’ai tellement mal. Elle m’en donne un bonne dose plus une petite réserve. Bien sur aucun effet sur la cystite ! En attendant je fis le mieux qui soit : boire de grandes quantités d’eau, ne pas aller au toilette, se retenir le maximum : grâce à cette constance ma douleur a commencée à régresser…

priorite a la securite sur chantier
priorité a la sécurité sur chantier

…Puis je finis par trouver les médocs appropries en pharmacie et lui fait un compte rendu.

oui c’est vrai que peut-être le santal n’est que pour quand t’es pas trop malade.

Moralité : la médecine douce est excellente quand on est en bonne santé, quand on est malade le mieux est l’allopathie !

femme thai avec son enfant
femme thaï avec son enfant

Ceci est un peu la suite de cet article…

Médecine douce par Occidentaux en Thaï -1 l’alimentation

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priorite a la securite sur chantier

M’entoure ici tout un tas de Français ou autres qui viennent chercher ici des “recettes” pour être bien dans sa peau, se détendre, manger sainement, se faire soigner par la médecine chinoise, etc…

A part la médecine chinoise très employée dans le quotidien des autochtones, voila longtemps qu’ils ont oublié : végétarisme, bouffe bio, méditation et massage.

Les Thaïs les gardent uniquement dans le but de se faire du fric auprès des Occidentaux, ma foi ils n’ont pas tord, chacun voit midi a sa porte. Mais les Occidentaux n’ont pas du tout conscience de cette état (c’est un peu comme les babas en Inde qui y cherchent la mystique…).

Tous les Asiatiques du sud mangent équilibré traditionnellement, sur une base de riz sous toutes ses formes (gluant, nouilles, crêpes..) ils rajoutent des légumes et une viande (poulet, poisson, œuf, porc, crevette ; éviter le bœuf qui est dur comme du bois). Mais de plus en plus d’obèses dans les rues en Thaïlande, car sans doute ceux-ci prennent le pli venu des EU de bouffer du sucre et de la graisse. Et donc maintenant on trouve des mets lyophilisés sans : “no fat”, etc..

Aussi les Asiatiques mangent à toute heure du jour, sans prêter attention à des heures précises ou un nombre de repas fixes, alors qu’en France n’importe quel médecin va vous demander si vous manger à heures régulières.

A mon arrivée a Chiang Mai je suis passé par une GH ou j’ai croisé un couple de Français qui m’ont expliqué qu’ils venaient là pour la nourriture végétarienne et la sorte d’épicerie composée de gâteaux divers, de graines, de tisanes de plantes, enfin tout un tas d’assortiment étalé sur les tables ; je lui avais demandé si a la cuisine ils passaient leur temps à faire des gâteaux.

legumes sur marche en thailande
légumes sur marché en Thaïlande
viande sur marche en thailande
viande sur marché en Thaïlande

Ce couple revenait pour la énième fois là. Très peu de temps après leur départ je n’ai pu que constater qu’une grande partie des GH proposent des menus végétariens et cette épicerie variée qui doit donc être fabriqué non pas “fait maison” (home made) comme indiqué mais plutôt dans une petite usine, et que ces restaurants et GH pullulent maintenant… les prix étant conséquents alors que normalement la viande est l’élément le plus cher dans un repas thaï traditionnel…

la deuxième partie sur la médecine est à suivre…

Cochon déguisé dans les rues de Bangkok Têt 01/17

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cochon déguisé rues de Bangkok têt janvier 2017

Qu’elle ne fut pas la surprise des habitants de ce quartier populaire de Bangkok de découvrir en début de matinée ce cochon !

C’était le têt : l’année du cochon commençait !

C’est un quartier d’habitations modestes, de bureaux (ministères, école pour moines bouddhistes à côté de 3 temples et d’un chedi) et d’un grand marché alimentaire où viennent de loin les Bangkokiens pour se ravitailler.

Ce cochon était habillé et décoré : de grandes oreilles roses, une paire de lunettes jaunes, une selle sur laquelle est couché un singe en peluche bleue armée d’un colt. Un accompagnateur principal : un moine de l’école bouddhiste voisine.

Ce cochon complétement pacifique et d’un calme serein comme s’il avait toujours été ainsi habillé se promenait tranquillement allant chercher nourriture dans quelques sacs plastiques ou sceaux alentours.

Les habitants s’amusaient, curieux, aucun ne manifestaient d’étonnement qu’eut été celui qu’aurait manifesté des passants en Occident par des cris ou des provocations vis-à-vis de ce promeneur inattendu.

 

 

Rigorisme social en régime militaire thaï

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poste de police jaunes 2008

En Thaïlande, le régime militaire favorise une culture de rigorisme social. Celle-ci affecte tant le domaine du religieux que la consommation d’alcool ou même le domaine sexuel. Les incidents se sont multipliés ces derniers mois, allant du cocasse au ridicule.

Dans la ville de Samut Prakarn, près de Bangkok, la police a arrêté un quinquagénaire thaïlandais, qui avait l’étrange manie de voler des petites culottes et des soutiens gorges mis à sécher sur des fils à linge. Il en avait une belle collection, 4 000 en tout ! Les policiers l’ont exhibé devant la presse, entourée de ses piles de lingerie féminine. L’anecdote peut faire sourire, mais elle est assez caractéristique d’une sorte de conservatisme social, de rigorisme, qui s’affirme de plus en plus sous la junte militaire qui a pris le pouvoir en 2014.

Plus de censure sur les films

D’autres incidents de ce genre ont eu lieu. Un haut fonctionnaire zélé a dépoussiéré une vieille loi thaïlandaise interdisant de mélanger des alcools pour faire des cocktails. Et ces derniers jours, ce bureaucrate a lancé des raids avec des policiers sur des échoppes ambulantes vendant des mojitos ou des Singapore Sling dans des parcs urbains. Dans le même ordre d’idées, il y a une campagne très active de la part de moines bouddhistes et de laïques pour faire du bouddhisme la religion d’Etat. Certains disent que c’est une très mauvaise idée, car cela renforcerait le caractère nationaliste du bouddhisme thaïlandais et mettrait mal à l’aise les Thaïlandais musulmans et chrétiens. La censure sur les films de cinéma se fait plus forte. Par exemple, le réalisateur d’un film récent montrant la conduite peu orthodoxe de certains moines bouddhistes a été forcé de couper un tiers du film pour que celui-ci soit autorisé à être projeté en salle.

Retrouver la Thaïlande d’antan

Des sociologues thaïlandais disent que cela reflète le désarroi d’une partie de la société thaïlandaise, une partie conservatrice, devant les changements économiques, sociaux, culturels et politiques qui bouleversent le pays. Ces gens sont angoissés devant l’avenir incertain et s’accrochent à ce qu’ils connaissent, comme à une bouée de sauvetage. Ils veulent en quelque sorte « geler » le pays, ou même, si possible, le faire revenir dans le passé.

Les militaires ont pris le pouvoir pour mettre en place un système politique similaire à celui qui existait dans les années 1980, avec un Premier ministre non élu. Les militaires et les bureaucrates sentent que l’évolution politique et sociale du pays risque de réduire leurs privilèges. Ils essaient donc de s’opposer au changement, notamment en diluant le pouvoir des politiciens élus. Le chef de la junte, le général Prayuth Chan-ocha, a même menacé d’isoler le pays du monde extérieur. Leur souhait est de revenir plusieurs décennies en arrière, pour retrouver une Thaïlande d’antan où leur pouvoir n’était pas remis en question. Et cette attitude politique fournit un contexte qui favorise la résurgence du conservatisme social.

Source : RFI Du correspondant en Thaïlande,

Thaïlande : quand l’armée au pouvoir se mêle de religion

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Le bonze Somdet Phra Maha Ratchamangalacharn, surnommé Somdet Chuang et âgé de 90 ans, a été « élu » par le Conseil suprême du Sangha, composé de 20 moines, pour prendre la tête de l’église bouddhique thaïlandaise. La tradition veut que le titre de leader religieux échoie au plus ancien titulaire du titre le plus élevé ; soit, en l’occurrence, le moine ayant depuis le plus longtemps le titre de Somdet Phra Racha Khana. Seulement, d’après la loi, ce nom doit être soumis au chef du gouvernement, lequel est ensuite chargé d’obtenir l’approbation du roi. Le général Prayuth Chan-ocha au pouvoir a cependant préféré reporter la nomination, prétextant une enquête fiscale à l’encontre du nouveau Patriarche. Personne, toutefois, n’est dupe : il s’agit bien d’une manœuvre politique pour jouer la montre.

Le clan Shinawatra directement visé par la junte militaire

Ce refus – déguisé – illustre parfaitement le contrôle encore vivace sur la vie thaïlandaise de la junte militaire, qui a vu dans cette nomination une menace potentielle pour sa mainmise politique. La méfiance de l’armée s’explique notamment par les divergences idéologiques entre ses acteurs et le moine – réputé proche de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra –, qui propose une vision progressiste de la religion, et entend moderniser l’administration quasi-féodale du bouddhisme thaïlandais. Cela remet en question certaines valeurs traditionnelles du pays qui servent au gouvernement de prétexte pour exercer un pouvoir autoritaire, et museler la jeunesse, dont les manifestations se sont multipliées au fil des années – on se souvient notamment de l’appropriation du signe de protestation des films Hunger Games pour pouvoir contourner la censure, et la vague d’arrestations qui avait suivi.

Cet événement reflète les divisions politiques entre les partisans du changement social et politique (les Chemises rouges), et les royalistes conservateurs partisans du statu quo des classes les plus aisées (les Chemises Jaunes). Depuis 2001, toutes les consultations se sont soldées par une victoire des partis créés par l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra (l’un qu’il a lui-même dirigé, l’autre dirigé par sa sœur, alors qu’il assurait encore une large partie du pouvoir depuis son exil). La politique menée par ce dernier se caractérisait par un souhait de moderniser la société thaïlandaise ; il pratiquait un capitalisme distributif, visant à élever le niveau de vie des paysans en mettant sur pied de généreuses subventions à la culture du riz et un programme de protections sociales. Ces mesures ont déplu aux apparatchiks du pays, qui ont choisi de le renverser – ainsi que sa sœur lorsqu’elle a pris sa succession.

Une junte militaire acculée

Car les cercles dirigeants, proches de l’armée thaïlandaises, sont loin d’être des démocrates convaincus. Selon eux, ce n’est pas le mandat populaire qui doit porter le pouvoir, mais le respect d’un certain nombre de valeurs traditionnelles. Ils se servent donc systématiquement de l’armée comme d’un moyen de court-circuiter le système démocratique dès que leur vision du pouvoir est remise question. Le dernier exemple de ce procédé est le coup d’Etat de mai 2014.

La mini-crise qui secoue aujourd’hui la Thaïlande pourrait avoir un effet totalement inverse, pour la junte au pouvoir, que celui recherché, et précipiter, à terme, un retour en grâce du clan Shinawatra. Car le dilemme est simple : soit le gouvernement respecte la règle bouddhique et laisse Somdet Chuang devenir chef du clergé, soit il maintient sa position – et persiste dans l’illégalité. Il risque, dans le premier cas, de provoquer la colère de la frange la plus remontée de la classe dirigeante qui l’a soutenu après le coup d’Etat de 2014, et dans le second cas, de se mettre à dos une partie de la population – à 90 % bouddhiste. Quoi qu’il fasse, cette affaire risque donc d’écorner quelque peu le gouvernement. Qui a choisi de retenir une solution (l’enquête fiscale) particulièrement pernicieuse : en faisant traîner le dossier, la junte militaire espère en réalité que le moine de 90 ans.

Source : blog Mediapart

Bouddhisme religion nationale en Thaïlande ?

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Malgré les pressions récurrentes de certains courants bouddhistes, le comité de rédaction de la nouvelle Constitution thaïlandaise a rejeté la demande d’insérer une clause faisant du bouddhisme « la religion nationale du pays ».

La Constitution thaïlandaise ne reconnaîtra pas le bouddhisme comme « religion nationale du pays ». C’est la décision qu’a prise le comité de rédaction du nouveau projet de charte fondamentale, dirigé par le spécialiste de droit public, Meechai Ruchupan, le 10 janvier dernier.

Une telle clause, a simplement déclaré Meechai Ruchupan, serait « dangereuse à long terme » pour le pays. Il a ajouté que des mesures spéciales seraient insérées pour « protéger et soutenir le bouddhisme ».

Évoqué lors de l’élaboration des projets de Constitution thaïlandaise en 1997, en 2007 et en 2014, cet éternel serpent de mer atteste de la force du lien entre bouddhisme et État en Thaïlande et, a fortiori, de la forte coloration nationaliste du bouddhisme thaïlandais.

Cette volonté de faire du bouddhisme la religion nationale est populaire dans une grande majorité de la communauté monastique bouddhiste et dans une partie significative de la population. Chaque fois qu’une telle campagne est lancée, des sermons nationalistes résonnent dans les temples des différentes régions du royaume et les pétitions circulent.

moine bouddhiste mendiant sa nourriture
moines bouddhistes mendiant leur nourriture

Plus de 90 % de la population est bouddhiste

En 2007, les pressions avaient été particulièrement fortes et des groupes de laïcs et de moines – regroupés autour de quelques associations comme le Centre national de protection du bouddhisme thaïlandais, l’Association des universitaires bouddhistes et le Conseil des volontaires bouddhistes de la société civile – avaient manifesté devant le Parlement après que les rédacteurs de la Constitution ont refusé d’insérer la clause en question.

Le premier argument avancé par les partisans d’une telle clause est d’abord qu’il est tout simplement logique de faire du bouddhisme la religion nationale, parce que plus de 90 % des 68 millions de Thaïlandais sont bouddhistes. L’exemple birman (pour le bouddhisme) et l’exemple malaisien (pour l’islam) sont cités en appui.

Le second argument est que le bouddhisme est menacé, de l’intérieur, à cause de la méconduite d’un nombre croissant de moines, mais aussi de l’extérieur – une allusion au conflit entre le pouvoir central et une minorité musulmane dans le Sud thaïlandais où la population est à 80 % de culture malaise et de religion musulmane. Parfois, les défenseurs du bouddhisme comme religion nationale soulignent aussi le poids de la communauté chrétienne de Thaïlande (qui représente pourtant moins de 1 % population).

Depuis 1997, les Constitutions du royaume ont toujours comporté des dispositions visant à promouvoir le bouddhisme, la première étant que le roi, chef de l’État, doit être de confession bouddhiste.

« Éradiquer les formes non pures du bouddhisme »

Korn Meedee, secrétaire d’un comité qui milite pour inscrire le bouddhisme dans la Constitution, expliquait en octobre dernier dans un entretien au Bangkok Post que le bouddhisme était en déclin et que faire du bouddhisme une religion nationale permettrait de le renforcer, par exemple en imposant des peines très lourdes – y compris des peines de prison – aux moines qui dégradent l’image du bouddhisme et en permettant d’éradiquer légalement « les images qui représentent le bouddhisme de manière inappropriée ».

« Nous voulons éradiquer les formes non pures du bouddhisme, comme l’utilisation de la religion à des fins commerciales, de même que l’utilisation des statues brahmaniques à l’intérieur des temples bouddhistes », indiquait-il.

En réaction, l’expert du bouddhisme Vichak Panich a longuement expliqué sur sa page Facebook quels seraient, à ses yeux, les dangers de l’inscription du bouddhisme dans la Constitution. « Le bouddhisme comme religion d’État serait une version purement étatique du bouddhisme, liée à l’idéologie ‘Nation, Religion, Monarchie’ qui n’ouvrirait pas la porte à d’autres interprétations du bouddhisme », a-t-il écrit.

« Qui plus est, le bouddhisme qui tient au cœur des gens, est un bouddhisme diversifié, imaginatif, qui n’a que peu à voir avec le bouddhisme national envisagé par ces groupes », a-t-il ajouté.

D’autres commentateurs, comme le journaliste Prasit Preuksajansiri de l’hebdomadaire Matichon, pensent pour leur part qu’une telle « nationalisation » du bouddhisme aboutirait immanquablement à accroître encore les tensions dans le Sud à majorité musulmane, donnant aux musulmans malais le sentiment d’être rejetés de la communauté nationale.

Un projet de parc bouddhiste d’une superficie de 16 hectares dans la province méridionale de Pattani, près de la frontière malaisienne, a soulevé une vague d’opposition de la part des musulmans locaux en janvier dernier, montrant la sensibilité du sujet.

Source : La Croix

Temple Phra Singh, Chiang Mai

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Voici le temple Phra Singh

que j’ai visité à maintes reprises. Je n’ai pris des photos qu’en 2008, alors que je l’ai revu plus récemment. C’est dans ce temple que j’ai acquis les amulettes talismans qui sont en vente sur ce site à un marchand spécialisé dans les articles de la pratique bouddhiste pour les croyants que sont la plupart des Thaïlandais.

Il contient un bouddha en jade. À l’entrée des fleurs pour orner les autels et offrir aux bouddhas, ainsi que de l’encens traditionnel. J’ai eu la chance d’y être au moment d’une préparation de fête où on pouvait voir 15 bouddha en cuivre préparés.

Bouddhisme dans wikipedia

Wat Phra Singh est situé à l’intérieur des murs de ville, datant de 1345, ce temple est un exemple d’architecture classique du nord de la Thaïlande. Il loge le Bouddha Phra Singh, une image très vénérée, transférée ici il y a plusieurs années en provenance de Chiang Rai. Ce temple est entièrement construit en bois.

wat phra singh porte principale
wat phra singh porte principale
wat phra singh porte principale, détail
wat phra singh porte principale, détail
wat phra singh détail toiture
wat phra singh détail toiture
bibliotheque wat phra singh
bibliotheque wat phra singh
bouddha principal wat phra singh
bouddha principal wat phra singh
bouddha jade wat phra singh
bouddha jade wat phra singh
wat phra singh peinture murale
wat phra singh peinture murale
wat phra singh peinture murale
wat phra singh peinture murale
Viharn Lai Kam interieur wat phra singh
Viharn Lai Kam interieur wat phra singh
15 bouddhas pour fete-wat phra singh
15 bouddhas pour fete-wat phra singh
wat phra singh fleurs entree
wat phra singh fleurs entree

Talismans : les amulettes bouddhiques

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Amulette médaillon Bouddha + texte dans étui

Talismans ou amulettes en Thaïlande :

Généralement modelées en terre cuite, souvent si grossièrement que l’on distingue à peine les traits d’une silhouette de bouddha assis en tailleur ou debout comme celle-ci ou des amulettes plus chères les amulettes bouddhiques (phra kreuang) sont particulièrement vénérées par les Thaïs. Chez certains, cette vénération a tourné à la passion de collectionneur. Les amulettes les plus courantes ne valent que quelques euros mais certaines, bénies par des bonzes illustres et dotées de pouvoirs spéciaux, peuvent valoir plusieurs milliers d’euros. (Vous trouvez des amulettes à tous les prix sur ce site (1)).Amulette en prière métal dans étui ferméamulette bouddha inscription dans etuiAmulette Bouddha laiton étui décoré h.5cm

Beaucoup de Thaïlandais en porteront une, enchâssée dans une petite loge d’argent ou d’or, suspendu par un collier. Les plus pieux, s’il est plus superstitieux, en portent 5, 7 ou 9 toujours un nombre impair, cliquetant sur leur poitrine, d’autres ou les mêmes les suspendront au centre de leur parebrise en compagnie d’autres “décorations”, et d’autres (ou les mêmes) auront une bague…

Ces amulettes sont des sortes de porte-bonheur

on les dit investi de pouvoir magique. À l’instar des tatouages sacrés, certaines d’entre elles protégeront même des balles ou à tout le moins des accidents. En 1993, une femme avait été extirpée saine et sauve des débris d’un hôtel qui s’était effondré, une amulette d’un bonze célèbre de la province de Khorat, Luang Poh Khu, à la main. À peine la nouvelle connue, des dizaines de milliers de personnes se sont rendues dans son temple pour acquérir des amulettes miraculeuses. Après avoir distribué les amulettes consacrées, ce bonze frappe les fidèles agenouillés sur le sommet du crâne avec un rouleau de carton et les asperge d’eau lustrale.

Tous les marchés de province comptent plusieurs étals consacrés à la location des amulettes, ou les amateurs se pressent en les examinant à la loupe. Location, car il est impossible de devenir propriétaire d’une amulette bouddhique on ne peut que la louer. À Bangkok, Principal marché aux amulettes se trouve sur le quai Ta Chang, non loin du Grand palais, sur les bords du Chao Phraya. Par ailleurs de nombreux magazines spécialisés vantent les pouvoirs surnaturels de tel ou tel talisman que l’on peut se procurer par correspondance ou via Internet.

(1) les amulettes en vente sur ce site ont plusieurs provenances : marché des collectionneurs de Bangkok, temple de Chiang Mai et bénie.

Temple Phan Tao, Chiang Mai

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chedi bambou phan tao

14 photos – Ce temple Phan Tao a une particularité il est en bois, et ses chedis (stupas en Inde) sont en bambous. Ce sont comme des symboles de modestie, rien qui veuille en jeter plein la vue comme on voit ordinairement dans les temples couverts d’or. Ici c’est le symbole de ce qu’est d’abord une religion : une retenue.

Malgré tout l’autel est rehaussé par un bouddha recouvert d’or, et l’intérieur est assez semblable aux autres temples avec des colonnes elles aussi décorées d’or.

L’entrée principale extérieure est d’un style Khmer, comme ce que l’on trouve à Angkor, tradition reprise sous différentes formes dans les temples thaïlandais. Il faut savoir que les Siamois ont fait partis de l’ensemble Khmer, et même s’ils en refusent l’origine, ils gardent cette influence, que dans certains musées de Thaïlande ils revendiquent comme étant de leur fait : ce seraient eux, Siamois, les créateurs et protagonistes d’Angkor. D’où les contestations incessantes de frontières de la part de la Thaïlande avec le Cambodge (Thaïlande qui de plus cacha les meurtriers et coupables de crimes contre l’humanité au Cambodge).

Ce temple contient, comme beaucoup de temples en Thaïlande une école de moines bouddhistes, ici on peut les voir jouant gaiment.

Vers le fond du terrain du temple on remarque, au-delà d’un ruisseau, une partie garnie de fleurs où trône un bouddha couvert d’or.

Et sur un côté caché un bouddha couvert de rouge ayant une figure non commune.

Temple Pan On, Chiang Mai

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cadeau de pièce d'or pour orner des bouddhas

7 photos – Le wat (temple en thaï) Pan On dans la ville de Chiang Mai se situe au milieu du marché du dimanche, c’est pourquoi il est beaucoup visité par les touristes et les Thaïlandais. Dans son ère on trouve ces soirs-là un énorme choix de boutiques précaires qui font des cuisines d’une variété énorme : japonaise (sushi), chinoise (canard laqué), thaïlandaise bien sûr, et aussi des jus de fruits frais, du sucré tant que du salé, présentées de toutes les manières possibles tel ceci : œufs dans des feuilles de bananiers ou cocotier :

Dans l’ère autour du temple des marchands de l’artisanat thaïlandais : vêtements, bijoux, batik, objets en bois et tout ce qu’on peut imaginer.

Mais il ne faut pas oublier que c’est un temple où s’exerce le bouddhisme. Par exemple on trouve les petites statues recouvertes des morceaux d’or qui sont offerts par les pratiquants et collés au fil du temps :

Au centre un Chedi (stupa en indien) entièrement couvert d’or. Quatre niches abritent des bouddhas. Les fidèles tournent autour du chedi accompagnés par une musique spirituelle (voir la vidéo plus bas)

Vidéos

Dans ces vidéos vous pouvez voir et entendre : l’ambiance générale, le prédicateur chanter, l’énorme choix de nourriture durant les soirs du marché du dimanche à Chiang Mai, et le temple qui côtoie le chedi.

Vidéo : Pratique du bouddhisme

Vidéo – Pratique du bouddhisme : musique et offrande

Temple Lamchang à Chiang Mai

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Temple Lamchang à Chiang Mai

12 photos – Le temple Lamchang est celui que j’ai le plus fréquenté. En effet ma guest house fut toujours dans le même quartier de Chiang Mai, quartier malheureusement en pleine transformation, mon quartier préféré car il était celui qui garda le plus longtemps des maisons en teck, dans lequel on voyait le mieux la vraie vie des Thaïlandais, des gargotes fréquentés par les travailleurs. Ainsi j’allais constamment dans la cour de ce temple. Mais je n’y retournerai pas : les maisons en teck ont été détruites ou transformées en hôtel pour riches, et des immeubles en béton viennent remplacer les autres espaces dont les jardins.

De plus il contient une école de moines bouddhistes. Ainsi vous pouvez voir leurs robes séchant après lavage, côtoyant une grappe grimpante de fleurs assorties oranges ! C’est là que j’ai pu prendre cette photo des moines faisant la queue pour leur nourriture.

Des élèves des écoles venant jouer là après la sortie des classes et manger leur goûter. Cela témoigne qu’un temple fait partie de la vie des thaïlandais où la vie se passe.

Durant mon dernier voyage je me suis attaché à prendre quelques nouvelles photos du chedi qui a un éléphant à chacun de ses angles, des bouddhas (l’un mince et droit debout, l’autre plus rond assis sur une estrade devant l’école de moines), et le vieux moine avec en toile de fond les robes des moines séchant.

Le temple Chedi Luang, Chiang Mai

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wat chedi luang couché de soleil

6 photos – C’est au cours de mon voyage de 2008 en Thaïlande que j’ai pris ces photos. Il y a tellement de temples en Thaïlande, et plus particulièrement à Chiang Mai qu’il est rare de voir un temple plusieurs fois, bien qu’il y ait des exceptions, tels ceux que l’on côtoie au quotidien par le hasard des lieux d’habitation et des périples parcourus à travers la ville.

Ce temple m’a laissé perplexe car il ne comporte qu’un chedi ou stupa dans le vocabulaire indien. Ce Chedi est très haut, entouré d’éléphants ; on trouve cette coutume à Angkor dès le 8ème siècle. Ainsi bien que la Thaïlande renie son influence de l’art Khmer il est malgré tout difficile de nier l’évidence sur bien des points communs hérités.

J’ai pu l’admirer à la descente du soleil ; le couché du soleil est très court en Thaïlande comme sur tous les tropiques, ils ont du mal à comprendre quand on essaye de leur expliquer que chez nous le couché de soleil peut durer des heures. Ainsi les couleurs sont mises en valeur en prenant des teintes dorées.

Cette description est tirée de wikipédia :

Le Wat Chedi Luang วัดเจดีย์หลวง, temple du grand stûpa, a été fondé en 1401 ; il est dominé par un grand chedi du type de Lanna, dont la construction s’est étalée sur plusieurs années. Un tremblement de terre l’a endommagé au XVIe siècle, et seuls les deux tiers inférieurs sont encore visibles. À l’origine, l’ensemble comportait trois temples, le Wat Chedi Luang, le Wat Ho Tham et le Wat Sukmin.

Autels du temple Chiang Man à Chiang Mai

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bouddha autel chiang man

7 photos – Les temples de Chiang mai sont en général dans des espaces où sont rassemblés plusieurs temples. Chacun de ces temples a des autels devant lesquels les pratiquants viennent se recueillir, prier, comme dans d’autres religions. Sur chacun de ces autels des représentations de Bouddha, chacun avec ses caractéristiques, son histoire ,qui les font réputer par les pratiquants qui vénèrent plus l’un qu’un autre. L’âge de ces bouddhas n’est pas le même que le temple qui le contient. Le temple peut avoir été construit récemment pour rendre hommage à telle ou telle autre représentation de Bouddha. Ils sont en bronze, ou recouvert d’or.

Le bouddhisme pratiqué en Thaïlande est le bouddhisme theravâda. Ce bouddhisme est dominant en Asie du Sud, sauf au Viet-Nâm où c’est plutôt la pratique traditionnelle d’inspiration chinoise.

La doctrine du theravâda explique comment accéder soi-même à la délivrance en devenant un arahant (personne délivrée parce qu’elle a suivi la voie enseignée par le Bouddha sans bénéficier de l’omniscience), un bodhisattva (personne qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus dites pāramita) ou un sambuddha (« bouddha parfait », personne qui, possédant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l’éveil et peut enseigner).

Elle rejette catégoriquement l’idée d’un dieu créateur et tout puissant, ainsi que l’idée d’un salut obtenu par la seule dévotion et le culte des reliques. En effet d’après le canon pāli, le Bouddha aurait dit : « On est son propre refuge, qui d’autre pourrait être le refuge » (Dhammapada, XII, 4). Cela signifie qu’on ne peut attendre de personne l’obtention de l’illumination, il faut chercher en soi-même la vérité et pour atteindre ce but suivre le Noble Chemin Octuple.

Les tours qui sont derrière le bouddha, faisant partie de l’autel, sont inspirées par la tradition Khmer d’Angkor qui a commencé au VIIIè, d’inspiration Hindou. Mais il ne faut pas trop leur dire car ils n’en reconnaissent pas officiellement la paternité.

Chedi du temple Chiang Man à Chiang Mai

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chedi temple chiang man couche soleil

6 photos – Derrière le temple principal de l’ensemble wat Chiang Man le Chedi à dôme doré est entouré d’éléphants, on retrouve cette même « idée » au Cambodge dans le temple Pre Rup d’Angkor construit au Xè, où un éléphant est disposé aux quatre angles ; je ne sais s’il y avait une communication entre ces deux lieux ou s’il s’agit simplement d’une tradition à la vue de l’importance (aussi bien par leur présence que par leur utilité pour les travaux quotidiens) des éléphants en ces temps là qui en devenaient déifiés ; je vous en propose une photo dans le billet sur le chedi.

Situé dans le centre historique ou vieux quartier de Chiang Mai, ville la plus importante du Nord de la Thaïlande, le temple (Wat) Chiang Man fut construit au XIIIe siècle. C’est un ensemble de temples dispersés dans un jardin, dont les deux plus intéressants sont face à l’entrée pour le grand et à droite pour le plus petit, chacun pour un usage différent et d’une décoration très distinct.

Le grand est le temple le plus ancien de la ville. Il est entièrement en bois sculpté depuis sa toiture, jusqu’à sa charpente, il est en cela typique du Nord de la Thaïlande. Sa façade est élégante.

Le Temple Chiang Man à Chiang Mai

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15 photos – Situé dans le centre historique ou vieux quartier de Chiang Mai, ville la plus importante du Nord de la Thaïlande, le temple (Wat) Chiang Man fut construit au XIIIe siècle. C’est un ensemble de temples dispersés dans un jardin ;  comme on le voit bien sur le plan le plus intéressant et le plus grand est face à l’entrée ; à droite un temple plus petit, chacun pour un usage différent et d’une décoration très distinct. À l’arrière du temple central on peut voir le chedi.

Le grand est le temple le plus ancien de la ville. Il est entièrement en bois sculpté depuis sa toiture, jusqu’à sa charpente, il est en cela typique du Nord de la Thaïlande. Sa façade est élégante.

Derrière le temple principal le Chedi à dôme doré est entouré d’éléphants, on retrouve cette même « idée » au Cambodge dans le temple Pre Rup d’Angkor construit au Xè, où un éléphant aux quatre angles ; je ne sais s’il y avait une communication entre ces deux lieux ou s’il s’agit simplement d’une tradition à la vue de l’importance des éléphants en ces temps là qui en devenaient déifiés ; je vous en propose une photo dans le billet sur le chedi.

Bangkok Wat Pho bouddha couché

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tête bouddha couché wat pho

Bangkok Wat Pho bouddha couché

5 photos – Le Wat pho contient le bouddha couché recouvert d’or de 45 mètres de long et 15 mètres de hauteur est célèbre dans le monde entier. Une foule (de toutes origines à travers le monde, dont des Thaïlandais) se presse quotidiennement et en toutes saisons pour le visiter. Sous sa tête des « coussins » durs recouverts d’or, comme tout le reste de la statue, la plante de ses pieds sont en nacre. Ici on peut voir que le corps comporte quelques raccommodages d’or sur le corps, en effet un soin constant est pris à l’état le plus parfait possible de la statut.

Représentations de Bouddha en Thaïlande

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bouddha dans Chedi Luang chiang mai

Représentations de Bouddha en Thaïlande

17 photos – Des bouddhas de Thaïlande qui siègent dans les temples de Bangkok et Chiang Mai. Beaucoup sont recouverts d’or. D’autres sont en bronze foncé (noir ou marron foncé). Ils sont la plupart du temps assis dans la position du lotus, mais aussi debout ou couchés (ici j’en montre un qui est exposé, et un second qui est dans un réduit à l’écart du temple). Certains sont insérés dans des chedi (stupa) ici le chedi Luang. Ils sont à l’extérieur des temples posés sur des sortes d’autel, ou à l’intérieur des temples. Ils sont le plus souvent entourés d’offrande telles des fleurs. L’un sort de la représentation habituelle en Thaïlande qui pratique le bouddhisme Teravada, il est plus rond et revêtu de rouge je n’en connais pas la signification. Un autre est exposé sur le côté du temple entouré d’un parterre de fleur, séparé du temple par un ruisseau. Remarquable aussi la représentation du vieux bouddha que je vous propose ici de près et dans son environnement.

Les temples pris en exemple ici sont tous à Chiang Mai (Nord de la Thaïlande) : Lamchang, Pundtow. Une plaque de métal au Cambodge (Phnom Penh) montre Bouddha enseignant à ses disciples.

Les photos ont été prises au cours de mes nombreux voyages : 2007, 2008, 2009, 2010, 2014. Vous pouvez voir et choisir les produits du bouddhisme sur ce site

Pratique du bouddhisme en Thaïlande

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moines éléves dans la cour d'un temple

Pratique du bouddhisme en Thaïlande

19 photos – Il est intéressant de se pencher sur la pratique du bouddhisme au quotidien en Thaïlande. Chaque homme Thaïlandais devient moine bouddhiste quelques mois ou 1 an ou plus dans sa vie, ou plusieurs fois s’il le décide. Cela fait partie de sa vie de Thaïlandais pratiquant bouddhiste. Pour les femmes, il existe aussi une possibilité de faire aussi un “stage” de moine, elles sont habillées de rose, et les cheveux rasés comme les moines hommes.

Beaucoup de manière de financer les moines et temples la quête sous toutes ses formes : dans les temples des urnes pour donner anonymement mais on peut aussi s’inscrire sur un registre à disposition, une autre méthode est d’acheter un petit (ou plusieurs !) morceaux d’or très fin qui est alors collé sur une statue qui devient “en or”. Les statues de Bouddha sont le plus souvent recouvertes d’or et des dons de “plaquettes” (très fines, de 1cm*1cm) d’or font partie de la tradition. Les pratiquants s’agenouillent devant Bouddha comme nous dans une église. Les chiens et les enfants vivent là autour du temple sans restriction.

Les moines ont le sens de l’amusement, bien qu’impliqués, ici dans la cour d’un temple ils s’arrosent avec le tuyau d’arrosage, ce qui est très agréable, voire indispensable vu les températures qui peuvent monter à plus de 40 ° en avril (le mois le plus chaud de l’année), mais même en décembre ou janvier on peut subir des températures de 35 °, et avec le réchauffement climatique ça va en augmentant.

Dans l’ère d’un temple on peut voir des fleurs grimpantes à la couleur du bouddhisme : orange. Dans ce même temple les vêtements oranges des moines lavés sèchent. Tout ceci est très décoratif !

et une image de moines faisant la quête de leur nourriture tôt le matin en porte à porte.