Religions et croyances au Vietnam

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Religions et croyances au Vietnam

35 photos – Pour rappel le Vietnam est un pays communiste. Toutes les religions y sont pratiquées :

Bouddhisme

assorti d’animisme comme dans chaque pays d’Asie qui a son bouddhisme spécifique

Catholicisme

apport de la France

Culte des ancêtres

Musulman

ou Islam, malheureusement on ne peut plus dire Islamisme qui a pris un sens différent

Caodaïsme

religion qui additionne les croyances de diverses religions et qui fut un soutien très important dans le Sud du Vietnam pour ceux qui soutenaient les Américains contre le Nord

je vous montre là un petit assortiment de lieux de cultes.

Perles fantaisies Lampwork d’Indonésie

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Voici l’explication de la fabrication des Perles fantaisies Lampwork Indonésie

formes variées (rondes, facettes, plates, etc) translucides, opaques, couleurs vives, couleurs foncées.
suivent deux textes : le premier en français qui est la traduction du texte d’origine écrit en anglais par les Indonésiens.

Perles d’Indonésie Lampwork

Les perles de verre indonésiennes fabriquées avec les méthodes traditionnelles de travail à la lampe (Lampwork) utilisées depuis plus de mille ans. Beaucoup de ces modèles inventés pour nous seuls et, malheureusement, ne sont actuellement pas disponibles ailleurs.
D’autres sont des répliques contemporaines de perles anciennes qui sont parfaites lorsque vous voulez un look rustique ou vintage ! Rassurez-vous : pas d’enfants dans nos ateliers uniquement des adultes !
Nous proposons près d’un millier de styles différents de perles de verre indonésiennes et les avons ainsi organisées en un certain nombre de catégories ciblées.
Les perles de verre d’Indonésie ont été presque toujours fabriquées à Java.
Les perles indonésiennes ont été fabriquées, importées et peut-être envoyées à l’étranger depuis des siècles.
Les articles de cette catégorie traitent de diverses facettes de la riche histoire de la fabrication de perles de verre dans la région maintenant connue sous le nom d’Indonésie.

Un métier mortel

Malheureusement, la tradition de fabrication de perles de verre en Indonésie se meurt très rapidement.
Les fabricants indonésiens de perles de verre menacés par les mêmes forces concurrentielles qui dévastent les artistes américains de perles de verre – la concurrence de la Chine et de l’Inde.
Beaucoup d’artisans de perles de verre ont abandonné leur métier pour chercher un travail plus lucratif. Vous serez peut-être surpris d’apprendre que de nombreux points de vente en gros de perles en Indonésie importent maintenant des perles de verre de Chine.
Pour le meilleur ou pour le pire, nous vivons tous dans une économie mondiale.

Plusieurs des styles de verre uniques que nous offrons ne seront plus disponibles à l’avenir. Certains ne nous semblent plus disponibles aujourd’hui encore. Nous ne transporterons pas de perles de verre après notre réouverture en tant qu’entreprise indonésienne en raison de ces pressions concurrentielles.

Sacs De Perles Lampwork
Sacs De Perles Lampwork

Glass Beads Lampwork

Indonesian glass beads are still made with the traditional lampwork methods that have been in use for more than a thousand years. Many of these designs were made for us alone and, sadly, are not currently available elsewhere. Others are contemporary replicas of ancient beads that are perfect when you want a rustic or vintage look! Rest assured, all of our glass craftspersons are adults!
We feature nearly a thousand different styles of Indonesian glass beads and have thus organized them into a number of focused categories.
The glass beads of Indonesia are almost always made in Java.
Indonesian beads have been made in, brought to, and possibly sent abroad for centuries. The articles in this category discuss various facets of the rich history of glass bead making in the region now known as Indonesia.

A Dying Craft

Sadly, the glass bead making tradition in Indonesia is dying very quickly. Indonesian glass bead makers are threatened by the same competitive forces that are devastating America’s lampwork bead artists — competition from China and India. Many glass bead artisans have abandoned their profession to seek more lucrative work. It may surprise you to learn that many of the wholesale bead outlets in Indonesia are now importing glass beads from China. For better or worse, we all live in a global economy.
Many of the unique glass styles we offer will not be available in the future. Some appear to be no longer available to us even today. We will not be carrying glass beads after we reopen as an Indonesian company because of these competitive pressures.
Plusieurs des styles de verre uniques que nous offrons ne seront plus disponibles à l’avenir. Certains ne nous semblent plus disponibles aujourd’hui encore. Nous ne transporterons pas de perles de verre après notre réouverture en tant qu’entreprise indonésienne en raison de ces pressions concurrentielles.

Perles fantaisies Lampwork Indonésie

Ici vous trouverez les deux sortes de perles lampwork : celles disparues d’Indonésie et quelques perles uniques de Thaïlande serties d’argent.

Nouvelles photos des produits

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Bonjour,

J’ai récemment acquis un nouvel appareil photo. Non seulement il a une ouverture mieux contrôlable selon la lumière mais je peux cadrer les photos en carré ce qui change tout.

Nouveau cadrage des photos

Avant je cadrais les photos en proportion 3/4 c’est à dire un rectangle orienté le côté étroit en haut ; cela permettait de correspondre au cadrage des photos créées par mon appareil photo (et en général tous les appareils photos) qui cadrait en rectangle.

Certains produits n’étaient pas présentés sous leur meilleur angle par exemple une housse coussin carrée dont voici un exemple “à l’ancienne” et maintenant :

Housse coussin soie or et marron 41cm

Maintenant Il centre bien les produits dans un carré qu’il ne coupe pas, par exemple ce plateau carré :

Plateau rouge brillant carré 35cm bambou

Même pour un vase ce n’était pas l’idéal car il avait tendance à les couper et je devais choisir de les couper en haut ou en bas car le cadrage même en rectangle n’était pas bon !

Maintenant pour les produits tout en hauteur c’est nettement mieux, par exemple ce lampion/lanterne :

Lampion coton dessins fleurs rouges

Donc j’ai choisi de présenter tout les produits en 1/1. Certes je pourrais présenter les produits en dimensions variées mais je trouve que le site ferait un peu désordre si on voyait toutes sortes de dimensions de photos des produits. Maintenant ils sont comme ça :

J’ai donc entrepris de refaire certaines photos des produits. Les refaire toutes me parait un travail “de Romain” je ne sais si j’en aurais le courage car j’ai sur le site pas loin de 900 produits dont certains présentent 2 à 4 photos, soit pas loin de 3 000 photos !

Le temps pris pour chaque photo est variable selon la lumière, les couleurs du produit (je dois en effet ajuster certaines couleurs qui sont totalement changées par la photo), la dimension du produit (vase haut, batiks) la présentation, etc. Si je compte une moyenne de 1/2 heure par produit il me faudrait 1500 heures soit 2 à 3 mois à plein temps !

Comme vous voyez mon temps est très occupé et les jours n’ont pas 24 heures car il faut aussi dormir, manger et autres activités de la vie ordinaire !

Si l’Himalaya fond le Mékong s’assèche, c’est la ruine de toute l’Asie du Sud-Est

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J’ai une crainte depuis quelques temps, qui émerge en moi de plus en plus, concernant la fonte des glaciers de la chaine de l’Himalaya. Ma crainte vient des reportages que j’ai vu concernant les glaciers du Mont Blanc et des conséquences sur tout l’environnement et les vallées qui en dépendent.

Nous Occidentaux ne voyons en général que vers chez nous et nous oublions le reste de l’Humanité.

Ayant voyagé en Asie du Sud Est pour de longs et relativement fréquents voyages, j’ai passé du temps et parcouru le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande. Chacun de ses pays (plus le Laos) dépendent entièrement des glaciers de l’Himalaya pour leur agriculture c’est à dire pour se nourrir.

Une crainte est née déjà au sujet de projet de la Chine de faire un ou des barrages sur le Mékong dans la partie Sud de la Chine…

Mais je crains que la fonte des neiges et la disparition peu à peu des glaciers de l’Himalaya soient bien pire en conséquences. Nous sommes tous responsables, quand je dis “tous” je pense surtout aux industries et aux états, le péquin moyen n’a que peu d’action sur le climat, malgré la culpabilité que les états font peser sur lui.

Conséquences probables de la fonte des glaciers de l’Himalaya

Les plaines et/ou collines d’Asie du Sud Est contiennent d’immenses champ de riz ; pour pousser le riz doit avoir les pieds dans l’eau, ce sont des cultures qui se pratiquent depuis 2000 ans, c’est toute une civilisation. Il comprend des retenues d’eau, des digues, des canaux, des aqueducs… et les paysages qu’elles nous offrent sont d’une immense beauté, apaisante pour celui qui regarde, on peut regarder ces paysages changeant avec la lumière et la saison, des journées entières sans se lasser. La culture par brulis a un rendement plus faible et demande un “déménagement” chaque année.

peu de séparation entre fleuve et ciel
peu de séparation entre fleuve et ciel

Mais le Mékong ne favorise pas que la culture du riz mais une immense variété de légumes et de fruits dont ils se nourrissent quotidiennement se qui permet un bon équilibre alimentaire, mais aussi exportent vers toute la planète et ils ont besoin de ces revenus pour vivre. C’est aussi un engrenage d’autres industries qui en dépendent.

Le parcours du Mékong (1) : il prend naissance en Himalaya, irrigue successivement la Chine, borde le Laos à la frontière de la Birmanie puis de la Thaïlande avant de couler au Laos et de revenir à sa frontière, puis traverse le Cambodge où se forment les premiers bras de son delta (2), qui se prolonge dans le sud du Viêt Nam où il va de démultiplier en bras de divers largeurs pour aboutir à son delta final qui se jette dans la mer de Chine. Tous les bras du Mékong sont navigables : le Mékong favorise donc aussi le commerce et le transport des gens et des marchandises. Le delta est l’occasion d’un grand port et de multiples autres plus petits tout autour.

nong Khai Mekong coucher de soleil sur le fleuve
nong Khai Mekong coucher de soleil sur le fleuve

On peut aussi rajouter tous les fleuves qui prennent leur source dans l’Himalaya dont le Chao Praya qui traverse la Thaïlande du Nord au Sud.

Sur les habitants

Combien de millions de personnes sont-elles dépendantes du Mékong ? Difficile à apprécier, car par exemple le Vietnam en dépend dans son entier pour nourrir tous les Vietnamiens du Nord au Sud. Il y a 4 récoltes de riz par an sur les rives du Mékong, contre 1 à 2 dans le reste du pays. La Thaïlande qui est le 1er ou 2ème (j’ai oublié) exportateur de riz au monde en dépend pour toute son économie.

Il faudrait donc additionner tous les habitants de tous ces pays ou presque, on peut aboutir à environ 180 à 200 millions de personnes. De plus nous n’avons pas l’habitude que cette partie de la Planète soit en déficit de nourriture (pas comme pour l’Afrique ou d’autres régions du monde) mais qu’au contraire ils exportent et nous vendent de la nourriture (fruits, légumes, riz, café, etc.)

Système hydrologique du Mekong
Système hydrologique du Mékong

________

(1) j’ai pris l’option de ne parler que du Sud-Est Asiatique, mais l’Inde est irriguée du Nord au Sud (Gange, Indus) par les glaciers de l’Himalaya, et le Fleuve Jaune qui traverse la Chine de l’Ouest à l’Est

(2) qui a permis la civilisation d’Angkor

Les procès de Phnom Penh : au crédit du Cambodge

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Rappel historique

En 1979, les Cambodgiens venaient d’être libérés de la barbarie par l’armée vietnamienne. Sur ordre des gouvernements occidentaux, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU refuse d’adopter le rapport décrivant la tragédie cambodgienne comme « sans précédent dans notre siècle, à l’exception des horreurs du Nazisme. » Le tribunal international de Phnom Penh vient de laver l’infamie de 1979.

16 novembre 2018

Cette date entre dans l’Histoire. Celle du Cambodge, mais aussi celle de l’humanité, de cette humanité qui réclame que tous les crimes de masse, quels que soient leurs auteurs, soient punis. Un petit pas vient d’être franchi à Phnom Penh dans cette longue marche vers une justice pénale internationale applicable à tous.

L'ancien dirigeant khmer rouge, Khieu Samphan, dans l'attente du verdict le 16 novembre
L’ancien dirigeant khmer rouge, Khieu Samphan, dans l’attente du verdict le 16 novembre. © Reuters

Khieu Samphan, ancien Chef de l’Etat du régime de Pol Pot et Nuon Chea, numéro 2 de ce régime viennent d’être condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité, violations graves des Conventions de Genève et génocide.

Non seulement les deux plus hauts dirigeants encore en vie de ce régime barbare sont jugés et justice est rendue, mais le jugement considère qu’il s’est agi, au sens juridique de l’expression, d’une « entreprise criminelle commune » impliquant directement les hauts dirigeants nommément cités comme auteurs des crimes commis : Pol Pot, Nuon Chea, Khieu Samphan, Ieng Sary, Ieng Thirith, Son Sen, Vorn Vet, Ta Mok, Ke Pauk, Koy Thuon, Chou Chet, Ruos Nhim et Sao Phim. Le tribunal a donc procédé en quelque sorte à une condamnation posthume des dirigeants ayant échappé à sa juridiction du fait de leur décès avant ou pendant la procédure entamée en 2007.

Procès tardifs ?

Des observateurs occidentaux ont souvent déploré le caractère tardif de la mise en place des Chambres Extraordinaires au sein des Tribunaux Cambodgiens (CETC), cette formule qualifiée d’hybride par les spécialistes du droit pénal international puisque ces Chambres réunissent juges, procureurs et avocats cambodgiens et des confrères étrangers choisis sur des listes tenues par l’ONU. Et ces mêmes observateurs de faire du Gouvernement cambodgien le responsable de ce retard.

Ce que ces observateurs occidentaux omettent toujours de rappeler, c’est que pendant 14 ans, la communauté internationale, qui avait décidé de punir le peuple cambodgien pour avoir été libéré d’un régime génocidaire par l’armée vietnamienne flanquée d’insurgés cambodgiens, a refusé toute condamnation du régime de Pol Pot et de ses principaux dirigeants qu’elle a protégés.

Pire même, en imposant au peuple du Cambodge les Accords de Paris de 1991, c’est une véritable amnistie qui était offerte aux dirigeants Khmers rouges invités à participer au processus de paix prévu par ces Accords et aux élections que l’ONU allait organiser. Pas question de procès donc. Bien plus : le droit pour Pol Pot et sa bande de criminels de participer aux élections. Et les Accords de Paris désignaient par les termes « l’histoire tragique récente du Cambodge » ou encore « la politique et les pratiques du passé » ce que les CETC viennent de qualifier de crimes contre l’humanité et de génocide.

Le refus de Pol Pot et de ses hommes d’appliquer ces Accords et l’impuissance du Conseil de Sécurité de l’ONU à les faire respecter ont eu pour conséquence qu’au départ de l’ONU du Cambodge en 1993, Pol Pot contrôlait un tiers du territoire national, soit davantage qu’avant l’arrivée de la mission des Nations Unies. Ce sont les autorités cambodgiennes qui ont eu à faire face à une situation qui n’était en rien promise par les Accords de Paris. La guerre que ceux-ci étaient censé terminer a duré encore 5 ans et le véritable architecte de la pacification intervenue fin 1998 fut le Premier Ministre Hun Sen.

Le premier ministre cambodgien Hun Sen, ancien khmer rouge, au pouvoir depuis 33 ans.
Le premier ministre cambodgien Hun Sen, ancien khmer rouge, au pouvoir depuis 33 ans. © Reuters

Là où les Vietnamiens, l’ONU et Norodom Sihanouk avaient échoué, M. Hun Sen a réussi. Il y est parvenu au prix d’un accord limitant les poursuites aux dirigeants du régime de Pol Pot qui avaient planifié et ordonné les crimes de masse et permettant aux exécutants, les soldats et les cadres Khmers rouges de réintégrer la société cambodgienne.

Il faudra encore attendre de longues et difficiles négociations avec l’ONU pour que les CETC se mettent en place en juin 2007. Entretemps, la plupart des dirigeants dont la liste a été rappelée dans le jugement de ce 16 novembre, sont décédés. Quand les CETC entament leurs travaux, il ne reste que Duch ancien directeur du centre de torture S21, Khieu Samphan, Nuon Chea, Ieng Sary, ancien ministre des Affaires étrangères et sa femme Ieng Thirith ancienne ministre des Affaires sociales. Ces deux derniers sont décédés pendant les procès. Si les survivants d’un régime qui s’était appelé Kampuchea Démocratique ont du attendre 39 ans pour obtenir justice, ce n’est en aucune façon la faute des Cambodgiens.

Procès incomplets ?

Ces mêmes observateurs occidentaux et des défenseurs de droits de l’Homme déplorent que les procès n’aient pas permis de juger d’autres Khmers rouges dont certains furent notoirement impliqués dans des crimes de masse. C’est oublier que la paix est intervenue au prix d’un accord excluant que des procédures soient entamées contre d’autres personnes que celles figurant dans l’appareil dirigeant historique du Kampuchea Démocratique. Cette impunité fut le prix à payer pour la paix. Une paix qui attendait depuis 28 ans, depuis ce jour funeste du 18 mars 1970 où un coup d’Etat inspiré par les USA plongea le pays dans la guerre. Pour m’être entretenu avec d’anciens officiers Khmers rouges, je peux certifier que sans un tel accord, la pacification eut été impossible.

Certes, deux dossiers furent instruits par des magistrats instructeurs occidentaux des CETC et quatre personnes furent mises en accusation « in abstentia » par ces seuls magistrats occidentaux. Sans l’accord de leurs collègues cambodgiens. Même si les actes commis par ces personnes justifieraient en d’autres circonstances qu’elles soient jugées et condamnées, elles sont protégées par le processus de pacification et par le statut des CETC qui limite les poursuites au cercle dirigeant du régime de Pol Pot. Même si elles ont commis ou couvert des crimes de masse, ces quatre personnes n’appartenaient pas à ce cercle dirigeant. Les magistrats cambodgiens, pourtant eux aussi victimes ou enfants de victimes des Khmers Rouges, s’en sont tenus à la loi portant statut des CETC.

Il est trop facile, depuis le confort des salons occidentaux, d’exiger une justice pure et parfaite dont ni les pays d’Europe, ni les USA n’ont fourni l’exemple, particulièrement à l’égard de certains Nazis, collaborateurs de Nazis ou financiers de Nazis. A ce jour, aucun pays au monde n’a fourni l’exemple d’un rejet absolu de l’impunité pour les crimes de masse perpétrés sur son territoire. A quel titre exiger du Cambodge ce qu’on est incapable de faire soi-même ? De quel droit, des individus qui n’ont rien connu du régime de Pol Pot ni des années de guerre qui ont suivi, viennent-ils formuler des exigences susceptibles de mettre la pacification en danger ?

Les CETC, à l’avant-garde de la justice pénale internationale

La loi cambodgienne qui crée les CETC, résultat de 7 ans de négociations avec l’ONU, a permis quelques avancées significatives du droit pénal international. En tout premier lieu, la présence de parties civiles. Les CETC sont la première juridiction à caractère international à reconnaître aux victimes – à ne pas confondre avec les témoins – le droit de participer effectivement à la procédure pénale. Jusque là, des tribunaux militaires de Nuremberg et de Tokyo aux tribunaux ad hoc concernant l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, les victimes, à travers leurs avocats, ne sont pas un acteur de la procédure. Au total, 4.222 victimes ont été admises comme « parties civiles » par les CETC. Les procédures retenues ont permis de traiter le problème d’un grand nombre de victimes, difficulté qui avait été une des raisons invoquées depuis 1945 pour refuser leur participation à la procédure pénale. Les CETC ont rempli un rôle pionnier à cet égard.

Dans le jugement rendu ce 16 novembre, il est fait une place importante à un concept juridique parfois encore contesté par des spécialistes du droit pénal international et, nul ne s’en étonnera, par les personnes mises en accusation. C’est celui de « l’entreprise criminelle commune ». A Nuremberg, on a utilisé le terme « conspiration » ; plus tard, et notamment au tribunal d’Arusha en Tanzanie où furent jugés les crimes commis au Rwanda, on a utilisé l’expression « plan concerté » car c’est la caractéristique de tout génocide. Ce crime de masse spécifique ne peut être que le résultat d’une planification préalable et d’une action collective. Les juges des CETC ont considéré que le projet commun aux dirigeants du Kampuchea Démocratique était en soi de nature criminelle et qu’on se trouve bien, en l’occurrence devant le concept d’entreprise criminelle commune. En cela, le jugement du 16 novembre 2018 des CETC consolide ce concept du droit pénal international.

Il faut également mettre au crédit des CETC un énorme travail d’information et de sensibilisation afin que la population et les survivants en premier lieu comprennent les mécanismes parfois complexes d’un tribunal et, en l’occurrence, d’un tribunal hybride. Mais aussi qu’il soit compris que la Justice n’est pas la vengeance et qu’un tribunal répondant aux critères de l’ONU exclut la peine de mort. L’équipe des relations publiques des CETC, utilisant les technologies modernes (vidéos) s’est rendue dans toutes les provinces pour fournir ce travail d’explication touchant ainsi plusieurs centaines de milliers de personnes. Elle s’est rendue dans les écoles et dans les tribunaux nationaux. Près de 600.000 personnes ont assisté au moins à une audience du tribunal. Ce travail indispensable fut rendu possible parce que le Gouvernement cambodgien s’était battu longuement pour que les procès se tiennent au Cambodge alors que ce n’était pas la proposition initiale de l’ONU. Faut-il rappeler que cela ne fut pas possible ni pour l’ex-Yougoslavie, ni pour le Rwanda et que cette absence d’implication de la population concernée, on le voit bien aujourd’hui, affecte le processus de réconciliation nationale ?

Le rôle particulier de trois personnes mérite d’être souligné au moment où ce jugement historique est prononcé. Celui du Premier Ministre du Cambodge, M. Hun Sen qui a voulu ce tribunal, qui a voulu qu’il se tienne au Cambodge tout en préservant la pacification et la réconciliation nationale et qui n’a cessé d’augmenter la contribution de son gouvernement au financement international des CETC. Celui du Vice-Premier Ministre Sok An, décédé l’an passé, qui fut l’inlassable négociateur du Cambodge avec l’ONU, avec les donateurs en sa qualité de président de la « task force » chargée de piloter le bon fonctionnement des CETC. Et celui du juge Nil Nonn, président de la Chambre de première instance dont la calme et ferme direction des débats, pendant 547 jours d’audience au total, fait aujourd’hui l’admiration de ses collègues et des professionnels de la Justice.

Aux Occidentaux si souvent indifférents ou injustes lorsqu’il s’agit de la tragédie cambodgienne, je voudrais rappeler qu’en 1979, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU commit un véritable déni de justice sur ordre des gouvernements occidentaux en refusant d’adopter le rapport du diplomate tunisien Abdelwahab Bouhdiba qui décrivait les évènements du Cambodge comme « sans précédent dans notre siècle, à l’exception des horreurs du Nazisme. » Les CETC viennent de laver l’infamie commise en 1979 par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU.

Raoul M. JENNAR

Auteur de Khieu Samphan et les Khmers rouges. Réponse à Maître Vergès. Préface de Robert Badinter, Paris, Editions Demopolis, 2011.

Travers de porc au haricots noirs de soja

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Voici la façade du restaurant Kieu Thanh

dont vous pouvez repérer l’adresse sur la façade à Ho Chi Minh

– qui se dit “chinois et vietnamien” mais je dirai plutôt chinois.

J’y ai dégusté un plat à tomber et pour un prix très correct : il est fréquenté par les Vietnamiens et à l’air inconnu des Occidentaux. (1)

façade du restaurant Kieu Thanh
façade du restaurant Kieu Thanh

voici le plat :

un travers de porc

en tronçons baignant dans une sauce à base de haricots noirs de soja et d’autres épices (“no hot”, soit pas trop fort en épices) succulentes ; le riz est servi blanc bien sur, ce que vous voyez est le porc et la sauce, avant et après consommation.

travers de porc aux haricots noirs de soja
travers de porc aux haricots noirs de soja
le plat a été dégusté !
le plat a été dégusté !
le plat a été dégusté !
le plat a été dégusté !

___________

(1) depuis 2009, date où j’ai fréquenté ce restaurant il a du changé, voire disparaitre !

Salade de papaye (Somtam)

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La salade de Papaye est les plat préféré des Thaïlandais, c’est un des plats que je mange lorsque j’arrive en Thaïlande. C’est le plat préféré des Thaïs !

Ingrédients pour 1 à 2 personnes :

• 1 tasse de papaye verte râpée
• 1 ou 2 piment(s) thaï ( Pour moi entre 5 et 8 piments. C’est un plat qui… pique un peu. Avec 1 ou 2 piments, c’est pour le biberon des enfants. 555)
• 2 gousses d’ail
• 1 cuillère à soupe de jus de citron
• 2 cuillères à café de sucre
• 1/3 de tasse de haricots coupés en tronçons de 3 cm de long
• 1 tomate coupée en morceaux
• 2 cuillères à soupe de cacahuètes
• 1 cuillère à soupe de sauce poisson ou sauce soja (au choix)
• 1/4 de cuillère à café de sel

Préparation :

Écrasez l’ail, les haricots et le(s) piment(s) au mortier, jusqu’à l’obtention d’une poudre grossière. Ajoutez le jus de citron, le sucre, la sauce poisson/soja, la tomate, le sel et mélangez le tout. Finalement, incorporez la papaye râpée. Servez froid, accompagné de chou ou de laitue.
Notabene : cette salade doit être épicée, sucrée et légèrement salée.salade de papaye

L’art du wai (bonjour) en Thaïlande

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L’art du wai en Thaïlande

Le wai utilisé en Thaïlande pour saluer son interlocuteur est à la fois une forme de politesse et un signe de respect.

En Thaïlande, pas de poignée de main ni de bise pour se dire bonjour : on utilise le wai pour saluer son interlocuteur, un geste qui est à la fois une forme de politesse et un signe de respect.

Ce geste, emblématique de la culture thaïlandaise, remonte au 12ème siècle. Il est utilisé pour saluer, remercier mais aussi pour montrer son respect.

On le retrouve dans d’autres pays d’Asie, notamment au Cambodge où il est appelé : Sampeah, et au Laos : nop.

Mais il faut faire attention, le wai s’effectue différemment en fonction de son interlocuteur. La hauteur des mains est très importante car elle indique le degré de respect.
L’art du wai en Thaïlande

Les différents types de wai

  • Aux personnes jeunes ou du même niveau que vous : mains jointes au niveau de la poitrine.
  • Aux gens plus âgées, les ainés on utilise le wai respectueux : mains jointes au niveau du menton.
  • À ceux d’un rang social élevé (ministres, patrons) : mains jointes au niveau du nez.
  • Aux membres de la Famille Royale et aux moines : mains jointes au niveau du front, avec généralement une inclinaison de la tête vers l’avant pour les hommes et une révérence pour les femmes.

Un wai peut aussi être adressé à une divinité ou à Bouddha : dans ce cas les mains sont placées au niveau du front ou au-dessus de la tête si la personne se prosterne

Le wai et les étrangers

Le wai est une tradition pour les Thaïlandais qui le pratiquent depuis leur plus jeune âge.

Cependant si vous êtes étranger et que le wai n’est pas dans vos habitudes, il est inutile de l’utiliser tout le temps. En principe vous n’avez besoin de faire un wai à une personne plus jeune que vous, ou à un employé qui se situe à un échelon inférieur au votre.

Il peut aussi servir comme manière de s’excuser, par exemple si vous avez bousculé quelqu’un.

Pas toujours facile de s’y retrouver au début, mais répondre par un grand sourire suffit lorsqu’on n’a pas encore compris toutes les subtilités de ce geste.

Mouvement écologique bouddhiste : ordination d’arbres

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Mouvement écologique bouddhiste : ordination d’arbres

Dans le cadre d’un mouvement environnemental croissant en Thaïlande, un petit nombre de moines bouddhistes se sont engagés dans des projets de conservation écologique.

Ces « moines écologistes » enseignent des pratiques écologiques aux agriculteurs Thaïlandais et critiquent le développement économique rapide à l’échelle nationale (qu’ils considèrent comme l’une des principales causes de la crise environnementale du pays).

Un moine thaïlandais du nord a consacré une ordination d’arbre, adaptée d’un rituel bouddhiste traditionnel, pour renforcer l’engagement des villageois dans ses projets écologiques.

Lire en anglais pour plus de précisions :
https://www.jstor.org/stable/3773845?seq=1#page_scan_tab_contents

Les moines de l’écologie croient que leur religion est intrinsèquement liée à la nature

À une époque où le pape François appelle les chefs religieux à se faire les défenseurs de l’environnement, les moines bouddhistes thaïlandais répondent à l’appel. Par le biais de rituels tels que les ordinations des arbres, les moines intègrent les principes bouddhistes dans le mouvement environnemental afin d’obtenir le soutien de leurs partisans et d’encourager des pratiques durables.

Bien que le bouddhisme soit généralement une religion célèbre pour son détachement de la société, les moines de l’écologie croient que leur religion est intrinsèquement liée à la nature.

Avec une telle influence dans les villages de Thaïlande, les moines bouddhistes utilisent leur position pour ajouter une dimension morale unique au mouvement environnemental.

Lire en anglais pour plus de précisions :
https://news.mongabay.com/2018/08/ecology-monks-in-thailand/

Arbres enturbannés d’écharpes oranges

Voici quelques photos d’arbres enturbannés de tissus orange (la couleur du bouddhisme).

Dans Bangkok, tout particulièrement, la première raison est qu’ils se souviennent que Bangkok était une forêt il n’y a pas si longtemps (2 siècles environ) avant de devenir la capitale polluée de 20 millions d’habitants qu’elle est devenue (et qui s’enfonce dans le fleuve qui traverse toute la Thaïlande du Nord au Sud, le Chao Praya, tous les immeubles sont maintenant construits sur un piédestal, les pauvres habitant sur sa rive dans des maisons traditionnelles en bois vivent dans l’eau jusqu’aux genoux plusieurs mois par an) ils les vénèrent depuis « toujours » en les arrosant, en priant à leur pied, en les décorant de toutes les manières, dont ces grands turbans, que maintenant ils soient récupérés par le mouvement écologique bouddhiste, ma foi pourquoi pas !

Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres
Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres Mouvement écologique bouddhiste : ordination d'arbres
"Ordinations Ils se sont mis aussi à convaincre les paysans de ne plus faire des monocultures (maïs, riz) comme incité par la grande firme US qui possèdent les « magasins de proximité » partout dans le pays : 7-eleven.

Si vous lisez l’anglais voici une explication en image gif, donc intraduisible – L’ordination d’un arbre : le mouvement écologique bouddhiste en Thaïlande

Thaïlande 4ème pays plus faible taux chômage

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Les sites web en ligne ont classé la Thaïlande parmi les pays ayant le moins de chômage, rapporte le ministère du Travail.

BANGKOK, le 25 juin 2018 (NNT) –

Le directeur général du Département de l’emploi, Anurak Tossara, a déclaré aujourd’hui que les autorités cherchaient une solution au problème du chômage des étudiants nouvellement diplômés.

Il a dit qu’une étude récente par Trading Economics.com et Index mundi.com sur le statut d’emploi global, a classé la Thaïlande au 4ème rang parmi les pays avec le moins de chômage. L’enquête a examiné la situation de l’emploi dans 215 pays. En mars 2018, 1,2% des 66,2 millions d’habitants de la Thaïlande sont actuellement au chômage.

Il a également noté que selon le rapport de l’Office national de la statistique, un total de 170 900 nouveaux étudiants seraient au chômage. Le ministre du Travail Pol Gen Adul Saengsingkaew a convoqué une réunion des agences gouvernementales et du secteur privé pour trouver une solution à ce problème.

Le ministère du Travail offrira une aide à la recherche d’emploi grâce aux services du Smart Job Center, des bureaux locaux de l’emploi, des unités mobiles et des services en ligne sur www.doe.go.th/smartjob et l’application pour Smartphone du Centre pour l’emploi intelligent.

diplômés sans emploi
diplômés sans emploi

Le chef du DOE a ajouté que le taux de chômage est influencé par des facteurs tels que l’enseignement supérieur dans des domaines qui ne sont pas actuellement demandés sur le marché du travail ou par des décisions personnelles de prolonger la recherche d’emploi. sur les affaires de leur famille.

Le DOE sera également en contact avec les entreprises qui cherchent des employés avec un baccalauréat et la création d’une liste de postes vacants pour aider les diplômés sans emploi. Il offrira également des séances d’orientation aux étudiants avant leur entrée à l’université, leur fournissant ainsi une perspective précise sur le marché du travail actuel.

Source : https://www.thaivisa.com/forum/topic/1044699-thailand-ranked-4th-lowest-in-unemployment/